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La première école de voile d'Europe bannit les bouteilles en plastique

Des bouteilles en plastique dans une usine de recyclage.

Des bouteilles en plastique dans une usine de recyclage. - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

La mesure adoptée par l'école de voile des Glénans permettra d'économiser 70.000 bouteilles par an, soit 2 tonnes de plastique.

L'école de voile des Glénans, la première d'Europe avec 16.000 stagiaires par an, va supprimer les bouteilles en plastique de l'ensemble de ses sites, soit quelque 70.000 bouteilles par an représentant près de 2 tonnes de plastique.

Plus de 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde, dont huit millions se retrouvent dans les océans, selon les Nations unies. Et d'après l'ONG Surf Rider, les bouteilles en plastique font partie des du top 10 des déchets retrouvés le plus souvent sur le littoral alors que 52 milliards de litres d'eau sont mis en bouteille et consommés par les européens en un an. 

"L'école de voile des Glénans a toujours considéré la question environnementale comme une composante fondamentale à sa raison d'être", explique dans un communiqué Tom Daune, délégué général de l'association qui gère cette école créée en 1947 sur l'archipel de Glénan, au large du Finistère, qui s'est depuis installé à Concarneau, à Paimpol et sur l'île d'Arz, en Bretagne, ainsi qu'à Marseillan, dans l'Hérault, et à Bonifacio, en Corse.

En raison du cadre réglementaire et de l'isolement de certains de ses sites, l'école consommait jusqu'à présent un grand nombre de bouteilles d'eau à usage unique. Le site de l'archipel de Glénan, situé à une vingtaine de kilomètres des côtes et ne disposant pas d'eau courante, utilisait à lui seul 63.000 bouteilles chaque année.

"Bien sûr, l'école a depuis longtemps appris à recycler l'eau de pluie et à faire un usage raisonné des nappes phréatiques", note l'établissement, assurant cependant que désormais des bonbonnes consignées de 19 litres seront utilisées sur l'archipel, où les stagiaires devront se rendre avec leur propre gourde.

"Nous avons la chance de bénéficier de sites exceptionnels qu'il nous faut préserver et ceux qui ont créé les Glénans en ont très vite pris conscience. Il suffit de passer quelques jours sur nos sites pour mesurer combien cette nature est fragile et nécessite d'être préservée", souligne Tom Daune.
Benjamin Rieth avec AFP