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Des ruches décimées en Charente et Charente-Maritime

VIDÉO - Certains apiculteurs accusent jusqu'à 100% de mortalité dans leurs ruches. Une hécatombe qui serait due, selon eux, aux pesticides. Témoignages.

Des milliers d'abeilles mortes ou disparues. Depuis plusieurs années, la filière apicole française est confrontée à une baisse des récoltes de miel, entre 50 et 80% selon les régions. Pour quelles raisons ? BFMTV est allée à la rencontre d'apiculteurs.

Beaucoup de ruches vides

Bruno Vion est apiculteur à Saint-Ciers-Champagne, en Charente-Maritime. Lorsqu'il vérifie l'état de ses ruches, il fait le même constat de plus en plus souvent "plus rien". A l'origine, il possède 70 ruches, désormais, beaucoup sont vides, car les abeilles meurent progressivement, jusqu'à 45% de perte pour cet apiculteur cette année qui remarque ceci:

"Ça va crescendo. Petit à petit, elles perdent de la population, de l'activité, puis elles disparaissent"

Même constat à une quarantaine kilomètres. Chez Roger Elie, à Givrezac également en Charente-Maritime, les abeilles meurent aussi un peu plus chaque année. "Au début c'était 3 à 4% après c'est monté à 20-30%", pour atteindre 60% de perte cette année, note cet expert, président de l'association "L'abeille saintongeaise". Selon lui, ce sont les pesticides qui sont en cause.

"Ce sont les sûrement les insecticides. On est placé en zone de grande culture. Il y a les vignes, les céréales... C'est un environnement pas très favorable à l'apiculture"

Les viticulteurs, victimes collatérales

A Richemont, en Charente, des apicultrices ont carrément constaté une mortalité de 100% dans leurs six ruches, rapporte de son côté Sud Ouest.

De plus, les viticulteurs sont les victimes collatérales de la disparition des abeilles. En effet, ces dernières favorisent la pollinisation du raisin. Capital pour cette région victicole...

M.G. avec Julien Migaud-Muller et Eve Castaing