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Des physalies très urticantes retrouvées sur les plages de Vendée et de Bretagne

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- - JEAN PIERRE MULLER / AFP

Des "physalies" appelées aussi "vessies de mer" sont retrouvées depuis une dizaine de jours sur les plages de l'Ouest de la France. Cet animal de mer qui ressemble à s'y méprendre à une méduse provoque des brûlures et des lésions cutanées en cas de contact avec la peau.

En se baladant sur la plage, on peut parfois faire de drôles de rencontres. Depuis une dizaine de jours, des "galères portugaises" appelées aussi "vessies de mers" ou Physalia Physalis pour le nom latin, sont retrouvées sur les plages de Vendée, du Finistère et sur la côte Émeraude de Cancale au Cap Fréhel, rapporte franceinfo.

Cet animal, souvent comparé à une méduse, peut provoquer des brûlures et lésions cutanées graves en cas de contact avec la peau. Il est facilement reconnaissable à sa couleur bleutée, sa crête violette, et à ses tentacules foncés de dix mètres en moyenne, pouvant atteindre cinquante mètres pour les plus gros spécimens.

Même échoué et mort, l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire recommande ainsi de ne pas y toucher. Dans les pires des cas, le contact peut provoquer des nausées, des vomissements, des pertes de connaissance, des crampes musculaires, une sensation de malaise et même des problèmes respiratoires "voire un arrêt cardiaque chez certaines personnes fragiles", explique Manon Foucher, en charge du laboratoire des méduses à l’Océanopolis de Brest à franceinfo.

Un animal normalement attiré par les courants chauds

Si vous touchez par mégarde une physalie, il est conseillé de retirer délicatement les filaments qui ont adhéré à la peau, et de gratter la zone avec du sable et une carte bancaire pour enlever la pellicule urticante, avant de de rincer la plaie à l’eau salée qui apaise la douleur, contrairement à l’eau douce et d’appeler un médecin d’urgence et de contacter le 15 selon l'urgence.

La présence des "vessies de mer" sur les plages bretonnes est assez surprenante, surtout au mois de novembre, ces animaux sont normalement attirés par les courants chauds de l’été, se déportant vers les mers subtropicales en hiver.

En 2017, elles étaient si nombreuses dans le Finistère que le maire de la commune de Porspoder avait dû interdire la baignade et les activités nautiques sur les plages alentours. Si un promeneur découvre l’animal de mer échoué sur une plage, Manon Fourner recommande de "le recouvrir de sable car il se désagrège alors plus vite".

Romane Ganneval