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Corse: l'un des deux sites d'enfouissement des déchets partiellement bloqué

Sans incinérateur sur son territoire depuis avril 2017, l'île de Beauté ne dispose plus que de deux centres d'enfouissement techniques . (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Sans incinérateur sur son territoire depuis avril 2017, l'île de Beauté ne dispose plus que de deux centres d'enfouissement techniques . (PHOTO D'ILLUSTRATION) - PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Pour éloigner le spectre d'une nouvelle crise des déchets, lancinante sur l'île depuis une vingtaine d'années, une réunion doit se tenir dans l'après-midi avec notamment les élus locaux, l'exécutif de Corse, dirigé par les nationalistes, et l'Etat.

L'un de deux sites d'enfouissement des déchets de Corse est partiellement bloqué depuis lundi matin à l'initiative d'élus locaux qui estiment faire les frais de l'absence de solution globale à la question des ordures sur l'île.

"Seuls les camions de l'intercommunalité" dont dépend le centre technique d'enfouissement de Prunelli di Fium'Orbu (Haute-Corse) "peuvent pénétrer sur le site" depuis 8 heures du matin, a déclaré le maire Pierre Siméon de Buochberg.

Pour éviter une nouvelle crise des déchets 

Pour éloigner le spectre d'une nouvelle crise des déchets, lancinante sur l'île depuis une vingtaine d'années, une réunion doit se tenir dans l'après-midi avec notamment les élus locaux, l'exécutif de Corse, dirigé par les nationalistes, et l'Etat.

Sans incinérateur sur son territoire depuis avril 2017, l'île de Beauté ne dispose plus que de deux centres d'enfouissement techniques (CET) à Viggianello (Corse-du-Sud), et Prunelli di Fium'Orbu.

Les "capacité administrative de stockage accrue" les élus locaux dénoncent à l'unanimité

Chaque année, ces sites voient leur capacité administrative de stockage accrue par arrêté préfectoral. Ces dérogations sont présentées comme provisoires, dans l'attente que des sites soient trouvés pour héberger de nouveaux CET.

Depuis trois ans, le site de Prunelli di Fium'Orbu a ainsi vu sa capacité passer de 43.000 à 60.000 tonnes par an. Une augmentation que les élus locaux ont dénoncé à l'unanimité, demandant de s'en tenir à la capacité prévue à l'origine. "Aujourd'hui on a atteint 40.000 (tonnes), et il ne reste donc que 3.000 tonnes à enfouir", a souligné le maire.

L'élu estime faire déjà "un effort plus que considérable" par rapport au reste de l'île, et n'entend "pas bouger" de ses positions d'ici à la réunion de l'après-midi : "on a fait des efforts supplémentaires d'année en année. On ne veut plus que nos administrés soient impactés par cette situation", a-t-il fustigé.
N.Ga., avec AFP