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Paris: les images des affrontements place de la République

Des manifestants encagoulés ont lancé des projectiles vers les forces de l'ordre dimanche place de la République à Paris. Les policiers ont répliqué par des jets de gaz lacrymogènes et ont procédé à 208 interpellations.

La tension était palpable ce dimanche après-midi sur la place de la République. Alors que des rassemblements pacifistes avaient eu lieu jusqu'à la mi-journée, plusieurs centaines de manifestants, nombre d'entre eux le visage masqué, ont affronté les policiers qui ont répondu par des jets de gaz lacrymogènes, aux abords de la place de la République à Paris.

Des chaussures disposées sur la place pour la Cop21 et des bougies en mémoire des victimes des attentats ont été utilisées comme projectiles contre les forces de l'ordre. 

Des manifestants d'un collectif anti-Cop21

Ces manifestants, bravant l'interdiction décrétée dans le cadre de l'état d'urgence après les attentats du 13 novembre, se sont rassemblés à partir de midi sur la place à l'appel de groupuscules se disant "Anticop21". Les auteurs des violences seraient membres de groupes d'extrême-gauche. Des manifestants pacifistes, brandissant un drapeau arc-en-ciel ont tenté de raisonner les militants violents. "Choisis ton camp", leur a répondu un Black Bloc. "Toi tu manifestes comme t'en as envie, moi je manifeste comme ça", a affirmé un autre manifestant, hué alors qu'il cassait une poubelle.

La place de la République, quadrillée par les forces de l'ordre a été en partie fermée, tout comme la station de métro République. Sur Twitter, la préfecture de police a dénoncé les violences commises par "des éléments violents".

En fin d'après-midi, le préfet de police de Paris Michel Cadot a précisé que les forces de l'ordre avaient procédé à l'interpellation de 208 personnes. Quelques minutes plus tôt, un premier bilan faisait état d'une cinquantaine d'interpellations. "Tous ceux qui étaient dans ce groupe ont enfreint une interdiction de manifester", a-t-il rappelé en indiquant qu'il n'y avait eu aucun blessé. 

En début d'après-midi, une partie d'entre eux, le visage masqué par un foulard ou une capuche, se sont engouffrés sur l'avenue de la République, clamant "Etat d'urgence, Etat policier. On nous enlèvera pas le droit de manifester". Certains ont alors jeté des chaussures ou encore des bouteilles sur les CRS déployés en masse. D'autres ont jeté une barrière sur les policiers qui ont riposté d'abord à coups de gaz lacrymogène puis ont chargé les manifestants qui ont ensuite reflué vers la place de la République.

C. B avec AFP