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La production de cerises impactée par le printemps frais et pluvieux

La production française de cerises s'annonce en baisse de 9% par rapport à l'an dernier, après un printemps frais et pluvieux qui a affecté la floraison des arbres. BFMTV s'est rendue à Céret, dans les Pyrénées-Orientales, dans le verger d'un producteur de cerises.

La cerise est un fruit fragile. Après un printemps frais et pluvieux, la production en France de ce fruit gorgé de sucre s'annonce en baisse de 9% par rapport à l'année dernière, selon les estimations du ministère de l'Agriculture. Pour le constater, BFMTV s'est rendue dans les Pyrénées-Orientales, un département du sud de la France qui n'a pourtant pas été épargné par la morosité de la météo.

Dans le verger de Thierry Fort, à Céret, il faut avoir l'oeil bien ouvert pour apercevoir des cerises. Les fruits primeurs qui devraient être déjà récoltés sont encore verts, voire simplement absents. Principales responsables: les averses importantes du printemps.

"La fleur est complètement noyée, donc la pollinisation ne peut pas se faire", déplore le producteur de cerises au micro de BFMTV. "Les abeilles ne travaillent pas non plus, pour pouvoir polliniser les fruits. Et donc il y a beaucoup moins de fructification".

"50% de récolte en moins" dans certains vergers

En conséquence, dans son exploitation, le nombre de cerises est en chute libre.

"Il y a quelques cerises clairsemées par-ci, par-là. Alors que normalement, on devrait avoir au moins cinq, six fruits par grappe", explique Thierry Fort.

Les années précédentes, ce producteur récoltait une trentaine de tonnes de cerises à cette période de l'année. Il l'assure, la récolte va être très maigre cette année:

"Dans certains vergers, on est à peu près à 50% de récolte en moins!"

La pluie tue la fleur de cerisier et abîme les quelques fruits déjà disponibles. L'humidité, elle, retarde la récolte: pour supporter le stockage et le transport, les cerises doivent être sèches. Cette année, les cerises auront donc du retard et seront plus chères que d'habitude. Mais pas de panique, les variétés tardives seront bien là pour l'été.
C. P. avec Camille Michelland