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Nantes : Tony Meilhon a rendu hommage à Laetitia

Tony Meilhon a déclaré "j'ai fait l'irréparable" et "je ne mérite pas de vivre" après avoir rendu hommage à sa victime.

Tony Meilhon a déclaré "j'ai fait l'irréparable" et "je ne mérite pas de vivre" après avoir rendu hommage à sa victime. - -

Tony Meilhon, jugé depuis le 22 mai à Nantes pour le meurtre et le démembrement du corps de Laetitia Perrais en janvier 2011, lui a rendu un hommage surprenant et a exprimé des remords ce jeudi, en marge d’une journée consacrée aux proches de la victime.

« Je suis tout à fait d'accord avec eux (les proches de Laetitia qui venaient de déposer, ndlr), Laetitia Perrais était une fille superbe, pleine de vie, franche, sincère, pas méchante du tout, réservée, avec en elle une certaine souffrance pour des choses et d'autres », avant d’ajouter : « J'ai fait l'irréparable ». C’est la déclaration inattendue qu'a faite Tony Meilhon ce jeudi, à l'issue de la journée consacrée aux proches de la victime.
A l’ouverture du procès à Nantes le 22 mai, la tante de la victime s’était en effet montrée pessimiste sur ce que pouvait livrer le meurtrier présumé. « J'appréhendais ce procès plus par cette journée, de me retrouver face aux personnes qui ont témoigné aujourd'hui, leur douleur, leur souffrance et même - j'en suis quasiment sûr - la haine (...) moi-même, je me hais pour ce que j'ai fait », a aussi déclaré Tony Meilhon. « J'ai fait beaucoup de mal, j'ai détruit des vies, je pense pas que je mérite même de vivre enfermé pendant cent ans, je pense pas que la douleur s'apaise pour sa famille, je ne mérite pas de vivre », a ajouté Tony Meilhon.

L'accusé n'est pas revenu sur sa version des faits

Néanmoins, l’accusé s'est aussitôt refermé dès que le président de la cour, Dominique Pannetier, ou l'avocate des parties civiles, Maître Cécile de Oliveira, lui ont redemandé s'il voulait revenir sur sa version des faits, un homicide involontaire qu'il aurait maquillé en meurtre, avant de démembrer le corps avec l'aide d'un « monsieur X » qu'il invoque sans vouloir le nommer.
Au cours de l'instruction, Tony Meilhon avait à l'inverse qualifié Laetitia de « dossier », c'est-à-dire, selon ses explications, de fille d'un soir, et chanté des chansons obscènes sur elle quelque jours après sa mort.

La Rédaction, avec AFP