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Judith et Holopherne, la toile attribuée au Caravage vendue en privé avant sa mise aux enchères

La toile attribuée au Caravage et représentant Judith décapitant Holopherne exposée le 14 juin 2019 à l'hôtel Drouot à Paris en prévision de sa vente aux enchères le 27 juin à Toulouse.

La toile attribuée au Caravage et représentant Judith décapitant Holopherne exposée le 14 juin 2019 à l'hôtel Drouot à Paris en prévision de sa vente aux enchères le 27 juin à Toulouse. - François Guillot - AFP

Le tableau devait être vendu aux enchères le 27 juin prochain à Toulouse.

Le tableau Judith et Holopherne attribué au Caravage, qui devait être mis en vente aux enchères jeudi à Toulouse a été cédé de gré à gré à un acheteur étranger, a indiqué mardi la maison de ventes Labarbe. 

Le tableau, "estimé 100 à 150 millions d'euros", va "donc quitter le sol français. Cet accord est couvert par un engagement de confidentialité pour ce qui concerne le prix et l'identité de l'acheteur", a précisé dans un communiqué la maison toulousaine Labarbe, à l'origine de la découverte de la toile dans un grenier toulousain. 

Vente de l'année

On ne saura donc jamais si le tableau, peint en 1607 et découvert en 2014 dans un grenier toulousain, a atteint des sommes impressionnantes annoncées avant la vente, entre 120 et 150 millions d'euros, ce qui en aurait fait la vente de l'année en France.

Si la plupart des experts y voient la main du grand maître du clair-obscur, d'autres émettent des doutes, y voyant une copie du peintre flamand Louis Finson (1580-1617) qui a peint plusieurs toiles dans le style caravagesque.

Plusieurs musées s'intéressaient au tableau aux Etats-Unis, ainsi que des collectionneurs privés en Europe, selon le commissaire priseur Eric Turquin. Après l'avoir classée trésor national, empêchant sa vente à l'étranger jusqu'en novembre 2018, l'Etat français avait laissé s'écouler le délai au cours duquel il pouvait l'acquérir.

Manque de certitude

Le manque de certitude sur son authenticité a notamment joué dans la décision de l'Etat de ne pas se porter acquéreur.

Car l'authenticité du tableau a divisé les experts internationaux. Si la plupart d'entre eux y voyaient la main du Caravage, le grand maître du clair-obscur, d'autres ont émis des doutes, y voyant une copie du peintre flamand Louis Finson (1580-1617) qui a peint plusieurs toiles dans le style caravagesque.

avec AFP