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France et GB : coopération militaire inédite

Les traités passés entre la France et la Grande-Bretagne permettront la mise en commun des porte-avions, d'unités de terrain, mais aussi de la recherche nucléaire.

Les traités passés entre la France et la Grande-Bretagne permettront la mise en commun des porte-avions, d'unités de terrain, mais aussi de la recherche nucléaire. - -

Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique, David Cameron, vont signer ce mardi deux traités de mise en commun de certains moyens militaires entre les deux pays. Porte-avions, unités de terrain, mais aussi recherche nucléaire seront mutualisés.

Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique, David Cameron, vont signer ce mardi deux traités de mise en commun de certains moyens militaires entre les deux pays. Porte-avions, unités de terrain, mais aussi recherche nucléaire seront mutualisés.

La décision la plus inédite réside dans la mise en commun d'une partie de la recherche militaire nucléaire. Ainsi, les deux pays simuleront ensemble, à partir de 2014, le fonctionnement de leur arsenal nucléaire. Ces essais se dérouleront en France, dans une installation commune située en Bourgogne.
Ce nouveau centre de simulation sera construit sur un site existant du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) situé à Valduc (Côte-d'Or), à 45 km au nord-ouest de Dijon.
Un autre laboratoire commun sera également implanté en Grande-Bretagne.

Forces terrestres et porte-avions mis en commun

Une force militaire d'intervention commune sera aussi créée. D'environ 5.000 hommes, elle intégrera des éléments terrestres, maritimes et aériens. Elle aura pour mission d'intervenir ponctuellement pour certaines missions précises.

Les accords permettront aussi à chacun des Etats d'utiliser le porte-avion nucléaire de l'autre, en cas d'indisponibilité (panne, entretien...).

Ces partenariats sont qualifiés par Paris et Londres de sans précédent. Mais certains spécialistes de questions de défense se montrent inquiets.

« Signe du déclin des armées respectives »

Pour Fabio Liberti, directeur de recherches à l'IRIS, « c'est un signe du déclin des armées respectives. Déja aujourd'hui, il est absolument évident que les armées européennes sont incapables de mener un conflit majeur. Si on regarde le conflit de l'Afghanistan, la France et le Royaume-Uni, tout en envoyant des milliers de soldats sur place, n'ont pas vraiment de mot à dire sur la stratégie américaine du conflit, et jouent de moins en moins un rôle militaire de premier ordre ».

bourdinandco et Stéphanie Collié