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Cannes: le président Tim Burton veut être "surpris"

Tim Burton, le président du jury du 63e Festival de Cannes, en compagnie de deux des membres de son jury, les actrices Kate Beckinsale (à gauche) et Giovanna Mezzogiorno. Le cinéaste américain veut être surpris par les films qui lui seront présentés, qu'i

Tim Burton, le président du jury du 63e Festival de Cannes, en compagnie de deux des membres de son jury, les actrices Kate Beckinsale (à gauche) et Giovanna Mezzogiorno. Le cinéaste américain veut être surpris par les films qui lui seront présentés, qu'i - -

CANNES - Le cinéaste américain Tim Burton, président du jury du 63e Festival de Cannes, veut être surpris par les films qui lui seront présentés,...

CANNES (Reuters) - Le cinéaste américain Tim Burton, président du jury du 63e Festival de Cannes, veut être surpris par les films qui lui seront présentés, qu'il compte aborder sans a priori et dans un esprit d'ouverture.

Le réalisateur d'"Edward aux mains d'argent" et d'"Alice au pays des merveilles" avait déjà été amené à juger ses confrères en 1997 au sein d'un jury alors présidé par Isabelle Adjani.

Lui-même n'est venu qu'une seule fois en compétition, en 1995, avec "Ed Wood", l'histoire du "plus mauvais cinéaste de tous les temps" qu'interprétait son acteur fétiche Johnny Depp, avec qui il a tourné sept longs métrages.

"Nous avons tous été jugés nous-mêmes. Nous débutons donc ce festival dans un esprit d'ouverture et de compassion pour tous les réalisateurs qui nous seront présentés", a-t-il déclaré mercredi lors la conférence de presse du jury.

"Nous nous attendons, sans aucune idée préconçue, à être surpris", a-t-il ajouté à quelques heures de la cérémonie d'ouverture.

La déclaration d'intention de Tim Burton tranche avec celle de son compatriote Sean Penn, président du jury en 2008 qui accorda la Palme d'or à "Entre les murs", un film sur le quotidien d'un collège d'un quartier populaire parisien.

Sean Penn avait laissé entendre, lors de cette même conférence de presse du jury, qu'il privilégierait des films en prise avec la réalité du monde.

Lors de la rencontre de mercredi avec les journalistes, quelques questions ont touché aux nouvelles technologies et en particulier à la présence grandissante de la 3D dans le cinéma, un procédé que Tim Burton a utilisé dans sa dernière production.

Mais, pour lui, ce n'est qu'un outil comme un autre.

"Ce que ce festival a à offrir, et c'est justement ça qui m'intéresse et me motive, c'est d'essayer de déceler ce qui va toucher les gens, que ce soit un film à effets spéciaux ou un film intimiste", a-t-il expliqué.

"Je crois qu'il y aura toujours une place pour différents styles et c'est à nous de le rappeler, aux studios, aux distributeurs, aux journalistes", a-t-il ajouté.

Le président du jury a aussi été interrogé sur le cas cinéastes absents de Cannes comme l'Iranien Jafar Panahi, invité à siéger dans un jury du Festival mais incarcéré dans son pays, et Roman Polanski.

Dans une pétition mise en ligne mardi soir sur le site de la revue de l'intellectuel Bernard-Henri Lévy, des cinéastes déplorent l'absence du cinéaste franco-polonais, Palme d'or en 2002 avec "Le pianiste" et actuellement assigné à résidence, et en appellent aux autorités suisses.

"Nous sommes bien entendu tous en faveur de la liberté d'expression, nous luttons pour la liberté d'expression chaque jour dans notre vie", a déclaré Tim Burton à ce sujet.

Wilfrid Exbrayat, édité par Elizabeth Pineau