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Cannes: la Palme d'Or divise la presse

Le Thaïlandais Apitchatpong Weerasethakul, à qui le jury du 63e Festival de Cannes présidé par le cinéaste américain Tim Burton a décerné dimanche soir la Palme d'Or pour "Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures". Ce choix divise la p

Le Thaïlandais Apitchatpong Weerasethakul, à qui le jury du 63e Festival de Cannes présidé par le cinéaste américain Tim Burton a décerné dimanche soir la Palme d'Or pour "Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures". Ce choix divise la p - -

CANNES - La Palme d'or du 63e Festival de Cannes divise une presse française qui prend acte par ailleurs de la riche dotation française dans le...

CANNES (Reuters) - La Palme d'or du 63e Festival de Cannes divise une presse française qui prend acte par ailleurs de la riche dotation française dans le palmarès.

Le jury présidé par le cinéaste américain Tim Burton a décerné dimanche soir la Palme d'Or au Thaïlandais Apitchatpong Weerasethakul pour "Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures".

Apitchatpong Weerasethakul avait déjà obtenu le Prix du Jury en 2004 pour "Tropical Malady".

Pour le Figaro, cette palme de "l'ennui" vient récompenser un film "ennuyeux, incompréhensible et hallucinatoire". Le quotidien fustige un "pensum de deux heures dont on se demande à qui il s'adresse. Sortie indéterminée en salle, mais, à coup sûr, une belle palme de plomb".

Aujourd'hui en France qualifie le film du cinéaste thaïlandais d'"étrange et envoûtant" mais prévient que "pour ne pas se barber, il faut s'abandonner".

Au contraire, Libération voit en "Oncle Boonmee" un film "magique et déroutant", qui se distingue au sein d'une sélection "objectivement terne", alors que le Figaro la juge "plutôt relevée".

"Un esprit aussi curieux et ouvert que celui de Tim Burton ne pouvait qu'être sensible au charme étrange et pénétrant de ce cinéma différent, plus proche de l'installation vidéo d'art contemporain que de la fiction classique", écrit Nice-Matin, à propos de la Palme d'Or.

Les productions françaises, qui brillent davantage à Cannes ces dernières années que par le passé, ont été bien loties.

"Des hommes et des dieux", de Xavier Beauvois, lauréat du Prix du Jury en 1995 pour "N'oublie pas que tu vas mourir", repart avec le Grand Prix, la plus haute récompense cannoise après la Palme d'or.

Le Prix de la mise en scène échoit à Mathieu Amalric pour "Tournée", tandis que Prix d'interprétation féminine distingue Juliette Binoche pour sa performance dans "Copie conforme" du cinéaste iranien Abbas Kiarostami.

"La France rafle la mise", titre Aujourd'hui en France. "De fait, avec trois prix majeurs, et même quatre en comptant la Palme d'or du court-métrage, le palmarès confirme une excellent nouvelle: notre cinéma tient la forme", ajoute le quotidien.

"Belle moisson française", titre Nice-Matin.

La Palme d'or n'est pas revenue à un film français, mais le journal juge qu'avec les prix ramenés dans l'Hexagone, "le jury de Tim Burton a néanmoins reconnu le label qualité du cinéma français".

Libération salue le fait que deux des trois films français en compétition aient été récompensés, "deux films d'auteur mais loin de la caricature qu'on en fait souvent".

Wilfrid Exbrayat, édité par Gérard Bon