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Alexandre Jardin: "Les écrivains français ont décidé de payer les amendes des libraires"

L'auteur de Le Zèbre annonce ce dimanche sur BFMTV que les écrivains sont prêts à soutenir les librairies qui ne respecteront pas le confinement en restant ouvertes.

Les auteurs se mobilisent pour venir en aide au secteur du livre. Certains d'entre eux se proposent de payer les éventuelles contraventions des librairies qui maintiennent leurs portes ouvertes malgré l'interdiction liée au confinement. C'est ce qu'affirme Alexandre Jardin, auteur de Le Zèbre, ce dimanche sur BFMTV:

"Les écrivains francais ont décidé de payer les amendes que les libraires recevront", déclare-t-il. "On est en train de se mobiliser, nous ne laisserons pas nos libraires tomber."

Il prend l'exemple d'une librairie cannoise, "Autour d'un livre...", qui devrait recevoir un procès-verbal pour non-respect du confinement: "Pour commencer, l'amende que recevra cette libraire sera payée par Didier van Cauwelaert, prix Goncourt (en 1994 pour Un aller simple, ndlr), qui l'a annoncé hier. La prochaine librairie, ce sera moi. La prochaine... J'ai vu qu'Irène Frain a téléphoné. On est en train de se mobiliser, nous ne laisserons pas nos libraires tomber."

Mouvement populaire

Comme de nombreux commerces, les librairies sont tenues de fermer leurs portes depuis le début du deuxième confinement, mis en place pour enrayer la pandémie de coronavirus. Leur fermeture a donné lieu à un mouvement de protestation. De nombreux internautes ont plaidé leur cause sur les réseaux sociaux, et le critique François Busnel a lancé une pétition pour leur réouverture. Mais seul le click & collect, qui représente une infime partie de leurs revenus, est pour l'instant autorisé.

"Ce qui se joue en ce moment acec les fêtes de fin d'année, c'est la survie d'une filière", alerte Alexandre Jardin. "Nous devons les soutenir. Ce n'est pas possible que des flics débarquent dans des librairies."

Des discussions engagées

Il déclare également que des discussions sont engagées avec le gouvernement afin de trouver une solution: "Le groupe Cultura a commencé à téléphoner à tout le monde. On a lancé un communiqué, une proposition au gouvernement pour renforcer considérablement la sécurité dans nos librairies (...) Cela mobilise l'ensemble des grands réseaux, la Fnac, les centres Leclerc, le Syndicat national de l'édition, une masse considérable d'écrvains. On propose de modifier les horaires d'ouverture, plus tôt, plus tard, pour les gens qui veulent rentrer dans une librairie deserte. On propose des jauges réduites... énormément de choses, qui se discutent en ce moment avec Roselyne Bachelot."

Et de préconiser une gestion locale des interdictions, plutôt que nationale: "Nous devons faire confiance à nos territoires. Faisons confiance à nos élus locaux, à l'intelligence locale. Les élus locaux savent où sont les clusters, où sont les dangers. Ce ne sont pas des fous. Ils font la balance. Ils ne veulent pas faire exploser leurs territoires, et en même temps ils veulent protéger leur population."

https://twitter.com/b_pierret Benjamin Pierret Journaliste culture et people BFMTV