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Prix Goncourt: au fait, que mange-t-on chez Drouant?

Le menu du restaurant Drouant

Le menu du restaurant Drouant - Flickr.com / Edsel Little / CC

C'est la tradition: depuis le 31 octobre 1914, le Goncourt et le Renaudot, les deux prix littéraires les plus célèbres de France, sont remis dans ce restaurant du deuxième arrondissement parisien. En voici le menu.

Il y a la nourriture de l'esprit et la nourriture... tout court. Un drôle de menu qui fait recette chez Drouant depuis plus d'un siècle déjà.

Depuis le 31 octobre 1914, pour être précis. A cette date, les dix membres à vie de la fameuse académie Goncourt, imaginée par l'écrivain Edmond de Goncourt dans son testament, se réunissent donc autour d'une (bonne) table de ce restaurant rue Gaillon, près de l'Opéra, chaque premier mardi du mois. Ce rendez-vous est l'occasion de faire le point sur l'actualité littéraire, et de désigner, une fois par an, "le meilleur ouvrage d'imagination en prose, paru dans l'année". Ils seront rejoints en 1926 par leurs confrères du prix Renaudot. 

Façade du restaurant Drouant, situé au 16-18, place Gaillon, à Paris
Façade du restaurant Drouant, situé au 16-18, place Gaillon, à Paris © Capture d'écran Google Maps

Dans un salon dédié, depuis 1920, les membres - bénévoles - de cette académie peuvent également profiter d'un couvert, qui leur est offert. Ainsi, lors des 100 ans de la collaboration Goncourt-Drouant, en 2014, le chef strasbourgeois Antoine Westermann a proposé un menu s'inspirant des premiers banquets proposés au jury entre 1914 et 1939. Au fil des pages, poisson d'eau douce, poulet du Gâtinais ou encore mousses glacées se succédaient alors. 

Que l'on ait lu le dernier roman récompensé ou pas, une table chez Drouant est toujours libre. Côté fourneaux, certains plats sont des "classiques" sur la carte: le pâté en croûte, la poêlée de Rouget-Barbet et de supions, le Saint-Pierre rôti à partager à deux ou encore... la choucroute 100 % alsacienne que l'on doit au créateur du restaurant en 1880, l'Alsacien Charles Drouant. Sans oublier l'escalope viennoise, la bouchée à la reine ou encore la pêche Melba "façon Drouant". 

Des menus permettent de parcourir en transversale les cuisines: le Balladin - à midi -, le P'tit Traînard, le "brunch" ou le Souper.

Il faudra compter entre 35 et 65 euros pour se voir conter cette drôle d'histoire qui se murmure de (fine) bouche à oreille. 

Xavier Allain