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Une nouvelle étude confirme le risque de disparition des carnivores

Ce tigre en liberté a été aperçu sur le parking d'un supermarché par un couple qui a prévenu la police. (photo d'illustration)

Ce tigre en liberté a été aperçu sur le parking d'un supermarché par un couple qui a prévenu la police. (photo d'illustration) - Patrick Strollarz - AFP

La disparition des grands carnivores emblématiques, mais aussi des espèces plus discrètes, serait une catastrophe pour les écosystèmes.

Que le plus grand prédateur soit l'homme est une chose, mais qu'il éradique les carnivores de la planète en est une autre. Une nouvelle étude conduite par des chercheurs de l'université finlandaise d'Helsinki, en collaboration avec une équipe internationale d'experts en changement d'affectation des sols, confirme le risque de voir disparaître de nombreuses espèces carnivores déjà menacées. Elle a été publiée dans la revue Scientifics Reports.

Le professeur Enrico Di Minin, de l'université d'Helsinki, explique: "Nous avons évalué comment la réaffectation des sols allait modifier les zones prioritaires de conservation des carnivores. Les analyses ont révélé que les carnivores vont subir d'énormes pertes dans le futur. De manière inquiétante, il semble que les zones le splus importantes pour la conservation des carnivores coïncident avec celles où les conflits humains-carnivores seront les plus saillants".

Menaces de l'Asie du Sud-Est à l'Amérique du Sud

Où sont situés ces habitats qui risquent de disparaître? 

"Actuellement, les pays d'Amérique du Sud, d'Afrique et d'Asie du Sud-Est, de même que l'Inde, sont ceux qui contribuent le plus à la conservation des carnivores. Certaines des espèces les plus charismatiques, comme le tigre, sont en voie de disparition, mais de plus petits animaux, avec des habitats plus resserrés, risquent également de disparaître", continue le docteur Di Minin.

Les répercussions pourraient être dramatiques pour l'ensemble de la faune. De nombreuses espèces d'oiseaux, reptiles, amphibiens et mammifères pourraient en pâtir. C'est à terme dans ces zones très tendues en termes de développement humain, d'urbanisation et d'utilisation des terres pour l'agriculture intensive, que la protection des carnivores assurera la permanence de la biodiversité. Mais un effort financier bien plus important pour "sensibiliser le public et promouvoir la tolérance envers ces espèces" serait nécessaire, explique le Sud-Africain Rob Slotow, professeur à l'université de KwaZulu-Natal et co-auteur de l'article.

David Namias