BFMTV

Les Néo-Zélandais pleurent Nigel, le Fou de Bassan solitaire qui vivait entouré de 80 statues d'oiseaux

Un Fou de Bassan vole au dessus de la mer

Un Fou de Bassan vole au dessus de la mer - MARCEL MOCHET / AFP

Les conservateurs d’oiseaux de Nouvelle-Zélande pleurent la mort de Nigel, un Fou de Bassan qui était connu pour avoir élu domicile au milieu d'une colonie de 80 oiseaux... en béton.

Des plumes blanches, une tête jaune et des yeux cerclés de bleu: Nigel était un Fou de Bassan, un oiseau de mer vivant en Nouvelle-Zélande, dont les conservateurs ont annoncé la disparition. Nigel était connu pour partager son quotidien avec colonie d'oiseaux de la même espèce. En réalité, des statues d'oiseaux réalisées en béton.

Nigel était arrivé en 2013 sur l’île de Mana, dans le nord du pays. Seul Fou de Bassan en 40 ans à s’être installé sur l’île, Nigel y est resté seul plusieurs années. 

Des oiseaux en béton alimentés à l'énergie solaire

Les 80 répliques d’oiseaux avaient été installées par les conservateurs de Mana, une île inhabitée. La colonie diffusait le chant des Fous de Bassan grâce à des enceintes alimentées à l’énergie solaire.

"Nigel était très fidèle à sa colonie. Je ne sais pas s’il se sentait seul. Ça a dû être une expérience étrange, même après plusieurs années. Je pense qu’on a tous de l’empathie pour lui", a indiqué Chris Bell, conservateur sur l’île, au Guardian.

Durant ses cinq années d'existence sur l’île de Mana, en Nouvelle-Zélande, Nigel n’a jamais montré d’intérêt pour les vrais oiseaux. "Pourtant, il nous a permis d’attirer d’autres Fous de Bassan", a continué le conservateur.

Les Fous de Bassan aiment faire leur nid dans les endroits occupés par d'autres membres de leur espèce. Trois autres oiseaux étaient arrivés à Mana au cours des dernières semaines, mais Nigel est mort avant d’avoir pu se lier d’amitié avec eux. "On est très triste qu’il soit mort, mais ce n’est pas pour rien."

Clara Griot