BFMTV

Le Nord et le Pas-de-Calais touchés par la maladie du renard

Renard roux. (illustration) - Jordan Guertin Desroches - flickr - CC

Renard roux. (illustration) - Jordan Guertin Desroches - flickr - CC - -

Associations et pouvoirs publics tirent la sonnette d'alarme. Les départements du Nord et du Pas-de-Calais sont touchés par une vague d'échinococcose, une maladie parasitaire potentiellement mortelle pour l'homme.

Cinq cas de renards atteints d'échinococcose alvéolaire ont récemment été recensés dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, rapporte le journal La Voix du Nord . Les associations et pouvoirs publics s'inquiètent de voir la maladie parasitaire se propager car non traitée, celle qu'on appelle 'la maladie du renard' est mortelle pour l’homme.

Les spécialistes invitent donc promeneurs, chasseurs et cultivateurs à la prévention car là où se trouvent des renards infectés, "on commence à recenser des malades" constate Philippe Wartelle, le président de l’association des personnes contaminées, l'ASDPCEA.

"Le Pas-de-Calais était épargné ce qui n’est plus le cas aujourd’hui : nous avons retrouvé cinq renards positifs" alerte Philippe Wartelle, qui sillonne la France pour faire de la prévention. "Et si le Nord ne compte encore que 25 % de cas positifs, comme précédemment, le foyer s’étend".

Des oeufs sur le pelage et les déjections du renard

"Les symptômes de l’échinococcose ressemblent à s’y méprendre à la cirrhose ou au cancer du foie. Ils abusent même les médecins" met en garde le président de l'association.

Pour être contaminé, l'homme doit être en contact avec les oeufs du ténia présents dans les déjections du renard, sur son pelage, explique le journal local. S'il n'est pas handicapant pour le renard qui en est porteur, le parasite peut être mortel pour l'homme et il peut survivre longtemps dans la nature avant de trouver son hôte. 

Aline, une trentenaire habitant la commune de Louvroil dans le Nord, a été opérée en 2012 d'une tumeur au foie de 3.5 kg. Mais quatre ans plus tard, elle raconte que l’échinococcose avait atteint ses poumons. Son état a pu se stabiliser grâce à un anti-parasitaire. 

Mais pour cela, "il faut que les médecins pensent à rechercher l’échinococcose alvéolaire" explique Philippe Wartelle. D'autant qu'"on peut compter dix ans entre l’apparition des renards positifs à l’échinocoque et les premiers cas humains".

Jeanne Bulant