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La Norvège va abattre 2000 rennes pour éradiquer une maladie

Des rennes  à la recherche de sel sur une route en Laponie, le 18 novembre 2012. (Photo d'illustration)

Des rennes à la recherche de sel sur une route en Laponie, le 18 novembre 2012. (Photo d'illustration) - Jonathan Nackstrand - AFP

La Norvège devra abattre d'ici au 1er mai 2018 environ 6% de sa population de rennes.

Le gouvernement norvégien a autorisé ce lundi l'abattage d'une harde d'environ 2000 rennes dans l'espoir d'éradiquer une maladie, la maladie débilitante chronique (MDC), rapporte l'AFP lundi. Les premiers cas connus en Europe ont été détectés dans le pays. 

Également appelée encéphalopathie des cervidés et déjà présente en Amérique du Nord, la maladie débilitante chronique est contagieuse, sans cas de transmission connu à l'homme, et se traduit par une altération du comportement de l'animal et une perte de poids qui débouche sur la mort.

L'agent pathogène a, pour la première fois en Europe, été détecté l'an dernier en Norvège avec trois cas connus à ce jour de rennes infestés dans une même harde et deux autres chez des élans. Pour ces derniers, c'est jugé moins préoccupant car ces animaux ne vivent pas en groupe.

6% de la population totale de rennes

Pour empêcher la propagation de la maladie, l'Autorité norvégienne de contrôle alimentaire a préconisé l'éradication de la harde concernée, qui compte entre 2000 et 2200 rennes vivant à l'état sauvage dans la région montagneuse de Nordfjella, au sud-ouest du pays. Cela représente environ 6% de la population norvégienne totale de rennes, qui devra être éradiquée d'ici au 1er mai 2018.

Dans une lettre envoyée lundi à l'Autorité, le ministère de l'Agriculture donné son feu vert à cette mesure "sur la base des connaissances en notre possession aujourd'hui et des recommandations unanimes des experts".

L'Autorité de contrôle alimentaire a maintenant jusqu'au 15 juin pour présenter un plan d'action. L'éradication du troupeau pourrait se faire sous la forme d'une extension de la chasse dans la région concernée, avec un test de dépistage pratiqué sur les animaux abattus, a précisé un porte-parole à l'AFP.

L.A., avec AFP