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L'Australie tue 50 requins... mais laisse s'échapper les grands blancs

Grand requin blanc. (illustration)

Grand requin blanc. (illustration) - -

Un programme de régulation de la population de squales crée une vive polémique en Australie. Alors qu'il est censé protégé les baigneurs et les surfeurs des attaques de grand requin blanc, aucun spécimen incriminé ne s'est fait piéger. Mais certaines espèces protégées l'ont en revanche été.

Un programme de régulation de la population de requin a été mené en Australie, notamment pour restaurer la confiance des baigneurs de l'ouest de l'Australie, rapporte The Independent. Sur 170 squales capturés, 50 ont été abattus. Le problème est qu'aucun grand requin blanc, l'espèce responsable d'une majorité des attaques contre l'homme, n'a été attrapé. L'opération a logiquement déclenché la colère des défenseurs des requins.

Un dispositif très critiqué

Des pièges destinés à attraper les requins de grande taille ou "drum lines" avaient été placés le long des plages les plus fréquentées d'Australie, indique le journal. La majorité des sélaciens capturés sont des requins-tigres, mais cinq requins makos se sont ajoutés aux prises, dont quatre ont été retrouvés morts. Or il s'agit d'une espèce protégée. Le plus gros spécimen faisait 4,5 mètres de long et tous les requins mesurant plus de 3 mètres ont été abattus.

Le gouvernement australien entend reconduire pour les trois prochaines années cette opération destinée à "restaurer la confiance chez les baigneurs, surfeurs et plongeurs", mais les critiques se généralisent. D'une part, il n'est pas reconnu que les requins-tigres aient causé des pertes humaines ces cent dernières années. D'autre part, les grands blancs passent manifestement au travers des mailles du filet.

David Namias