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Faut-il changer le statut juridique des animaux?

La Fondation 30 millions d'amis appuyée par une vingtaine d'intellectuels et la signature de 250.000 Français appelle jeudi à changer le statut des animaux, toujours considérés par le Code civil comme des biens meubles. (cochon domestique, illustration).

La Fondation 30 millions d'amis appuyée par une vingtaine d'intellectuels et la signature de 250.000 Français appelle jeudi à changer le statut des animaux, toujours considérés par le Code civil comme des biens meubles. (cochon domestique, illustration). - -

Comment lutter plus efficacement contre la souffrance animale? La Fondation 30 millions d'amis a publié un manifeste visant à changer le statut juridique des animaux, êtres "vivants" et "sensibles".

Une vingtaine d'intellectuels, philosophes, écrivains, historiens et scientifiques français réclament, dans un manifeste rendu public jeudi sur le site de la Fondation 30 millions d'amis, un changement du statut des animaux dans le code civil.

Parmi les 24 signataires figurent les philosophes Michel Onfray et Luc Ferry, l'écrivain Erik Orsenna, de l'Académie française, l'astrophysicien Hubert Reeves, président de Humanité et Biodiversité, et Matthieu Ricard, moine bouddhiste et docteur en génétique cellulaire.

Un statut intermédiaire entre les personnes et les biens

Le Code civil, dans son article 528, considère les animaux comme des biens meubles. Le texte du manifeste revendique "une évolution du régime juridique de l'animal dans le Code civil reconnaissant sa nature d'être sensible". Les signataires demandent "que les animaux bénéficient d'un régime juridique conforme à leur nature d'êtres vivants et sensibles (...) et qu'une catégorie propre leur soit aménagée dans le code civil entre les personnes et les biens".

"Ce texte est publié sous l'égide de la Fondation car c'est un sujet fort sur lequel on a déjà pris position à plusieurs reprises", a expliqué Jean-François Legueulle, délégué général de la Fondation 30 Millions d'Amis. "Il faut que le code civil évolue et que soit créée une catégorie propre aux animaux, entre les personnes et les biens", a-t-il ajouté.

Selon les défenseurs des bêtes, cette proposition a reçu le soutien de plus de 250.000 Français, signataires d'une pétition lancée il y a un an et toujours active.

D. N. avec AFP