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Voiture de police brûlée: trois des quatre mis en examen remis en liberté

De violents incidents avaient éclaté, le 18 mai 2016, en marge d'une manifestation de policiers à Paris contre la "haine anti-flics", et une voiture de police avait été incendiée.

De violents incidents avaient éclaté, le 18 mai 2016, en marge d'une manifestation de policiers à Paris contre la "haine anti-flics", et une voiture de police avait été incendiée. - Cyrielle Sicard - AFP

Trois des quatre hommes mis en examen dans l'enquête sur des violences contre la police, dont l'incendie d'un véhicule où se trouvaient deux agents, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire mardi, tandis qu'un autre a été placé en détention provisoire.

Le juge de la détention et des libertés a décidé de remettre en liberté trois des quatre mis en examen dans l'affaire de la voiture de police brûlée à Paris la semaine dernière, apprend ce mardi soir BFMTV. Ils sont laissés libres sous contrôle judiciaire. Le parquet a décidé de faire appel de la décision.

Selon l'AFP, parmi les quatre suspects âgés de 18 à 32 ans, c'est le plus jeune qui a été placé en détention provisoire. Le parquet de Paris avait requis la détention provisoire pour les quatre mis en examen.

Une enquête pour tentative d'homicide avait été ouverte après qu'un véhicule de police avait été incendié la mercredi dernier, quai de Valmy, près de la place de la République, en marge d'un rassemblement contre les violences policières, interdit par la préfecture.

Deux policiers légèrement blessés

Des vidéos de l'attaque, très relayées sur internet, montrent une personne brisant la fenêtre côté conducteur, puis une autre frappant le policier assis. Un autre homme casse la vitre arrière à l'aide d'un plot métallique puis un autre lance un fumigène allumé dans la voiture, provoquant l'embrasement du véhicule et forçant un policier et sa collègue à en sortir.

Les deux fonctionnaires de police qui se trouvaient à bord, deux agents du Service des compagnies centrales de circulation, étaient parvenus à s'enfuir. Légèrement blessés, le policier et sa collègue ont été décorés samedi par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en présence de François Hollande.

Les suspects n'avaient pas été interpellés sur place mais identifiés après les incidents, grâce à un témoignage anonyme, qui s'est avéré être celui d'un policier infiltré sur place, son nom apparaissant sur un procès-verbal par erreur, ont expliqué des sources proches du dossier. Cinq personnes avaient été placées en garde à vue.

C.H.A. avec Sarah-Lou Cohen