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Ventes d’armes : la France reste dans le peloton de tête

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En 2011, les exportations d’armes françaises se sont élevées à 6,5 milliards d’euros, soit une hausse de près de 30% sur un an. La France reste dans le peloton de tête des pays exportateurs.

Les exportations françaises d'armements se sont élevées à 6,5 milliards d'euros de prises de commandes en 2011, soit une hausse de 27% par rapport à 2010, selon le rapport au Parlement présenté jeudi par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l'Assemblée nationale. En 2010, les prises de commandes s'étaient élevées à 5,12 milliards d'euros. La France s'est maintenue en 2011 dans le peloton de tête des pays exportateurs, a souligné le ministre, même si le député UMP Axel Poniatowski a souligné pour sa part que les exportations françaises représentaient « à peine 8% des exportations mondiales », loin derrière les Etats-Unis (44%) ou la Russie (14%).
Malgré tout, le rapport présenté par le ministre situe la France « parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux », alors qu'elle était quatrième entre 2006 et 2011 derrière les Etats-Unis, la Russie, et le Royaume-Uni, mais devant Israël. Le secteur doit sa bonne santé à la région Asie Pacifique qui a absorbé l’année dernière 42% des exportations françaises, avec notamment l'Inde qui a passé une commande de modernisation de ses 51 avions de combat Mirage 2000 et la Malaisie qui a commandé des équipements pour blindés.

La concurrence des nouveaux pays émergents

Attention, toutefois, à l’arrivée de nouveaux concurrents. « La Chine, le Brésil, l'Afrique du sud ou bien encore l'Inde aspirent à entrer dans le cercle des grands exportateurs ou prétendent à une autonomie industrielle, note le rapport. La Corée du sud, par exemple affiche un objectif de trois milliards d'euros de prises de commandes en 2012, ce qui lui permettrait de se positionner au sixième rang mondial ».

Un renforcement du contrôle des ventes d'armes

Jean-Yves Le Drian a aussi souhaité un renforcement du « contrôle » du secteur. « La première étape est celle du contrôle, c'est un préalable », a déclaré le ministre devant les commissions de la Défense et des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. « Il doit être rigoureux et garantir que chaque exportation autorisée le soit dans le plein respect de nos obligations internationales », a-t-il affirmé en préambule.
La deuxième étape est « celle du soutien », a poursuivi le ministre. « Une fois qu'un projet d'exportation a été autorisé, l'Etat peut à différents niveaux le soutenir ». « Si les autorités politiques, un ministre, s'immiscent dans le détail d'une négociation commerciale, il y a confusion des genres, par contre l'Etat est dans son rôle lorsqu'il encadre, garantit et arbitre ».

M. Chaillot avec AFP