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Une vingtaine d'associations en grève pour dénoncer le sort des migrants à Paris

Une vingtaine d'associations sont en grève, ce mardi, pour dénoncer l'inaction de l'Etat dans la situation des migrants à Paris.

Un coup de force. Ce mardi, une vingtaine d'associations qui viennent en aide aux migrants ont décidé de faire grève pour critiquer l'inaction des pouvoirs publics à Paris. Les distributions alimentaires sont maintenues, mais les permanence juridiques, médicales et sociales sont suspendues. Il y a quelques jours, c'est la maire de Paris Anne Hildago qui avait dénoncé un "déni de réalité" de la part de l'État sur les campements de migrants de la ville. 

"La sécurité est de pire en pire, la situation sanitaire aussi. On ne sait plus quoi faire pour répondre à tous ces besoins. Aujourd'hui, le principal responsable c'est l'Etat, parce que la prise en charge n'est pas faite. Ne serait-ce que pour accéder au droit d'asile c'est par téléphone, et le numéro unique de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intérieur (OFII) ne répond pas... Donc ça bloque les situations encore plus longuement sur les campements", explique Alix Geoffroy, responsable de l'antenne de Paris pour l'association Utopia 56. 

"1256 jours"

Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile, a quant à lui affirmé que la situation sur les campements parisiens dure depuis "1256 jours". 

"Cela fait 1256 jours que des gens sont privés de l'accès à leurs droits élémentaires. (...) On ne peut plus y aller par de petites évacuations chaque semaine (...) Il faut agir au niveau national. La situation que nous voyons à Paris se reproduit à Nantes, se reproduit à Marseille...", a-t-il déploré.

Pierre Henry a appelé l'ensemble des acteurs associatifs et étatiques "à se mettre autour d'une table pour trouver une solution". 

Clément Boutin avec BFM Paris