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Un pompier brûlé lors d’un bizutage dans le Var

Un pompier volontaire a été partiellement brûlé par ses "camarades" lors d'une séance de bizutage, dans la nuit du 4 au 5 juillet, à Callas, dans le Var.

Un pompier volontaire a été partiellement brûlé par ses "camarades" lors d'une séance de bizutage, dans la nuit du 4 au 5 juillet, à Callas, dans le Var. - -

Un pompier volontaire de 27 ans a été en partie brûlé, dans l'enceinte même de sa caserne, à Callas dans le Var… Résultat du bizutage de ses camarades.

La victime, âgée de 27 ans, est un sapeur-pompier volontaire venu prêter main forte aux pompiers professionnels de la région. Durant l’été, celle-ci est en proie à de nombreux feux de forêt.

L’obtention d’un diplôme aurait été le prétexte à une séance de bizutage qui a dégénéré. Dans la nuit du 4 au 5 juillet, plusieurs pompiers le réveillent et le déshabillent. Ils l’enduisent ensuite de cirage et de désinfectant avant que l’un d’eux essaye d’enflammer ses poils pubiens. Le cirage prend feu, occasionnant des brûlures aux testicules, à l’avant-bras gauche, à la hanche et au pied gauche.

Après une semaine de silence, le pompier volontaire s’est décidé à porter plainte à la gendarmerie. Une enquête a immédiatement été ouverte et est en cours. Pour l’état-major des sapeurs pompiers du Var, « toute la lumière doit-être faite sur cette affaire » avant de pouvoir « en tirer les conséquences au plan professionnel » concernant les bizuteurs. Le pompier responsable de la caserne ce soir-là, est d’ores et déjà suspendu.

"Il n'est pas question que ces gens-là restent présents dans la caserne"

Le colonel Jacques Baudot, de l’Etat-major des sapeurs-pompiers du Var, a précisé pour RMC les sanctions qui seront prises à l’encontre des auteurs, encore non identifiés, de ce bizutage délictuel : « Nous avons pris une mesure qui est de suspendre de garde la personne qui était présente ce soir-là et qui était censée être responsable de ce qu’il se passait dans la caserne ; et dès que nous aurons les identités des différentes personnes qui ont participé à ce bizutage, elles seront suspendues. Pour nous, il n’est bien évidemment pas question que ces gens-là restent présents dans la caserne. »

Bourdin & Co, avec Benoît Salliot - Rédaction RMC