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Tuerie de Chevaline : un an après, des pistes mais pas de coupable

Un an après le quadruple meurtre de Chevaline en Haute-Savoie, l’heure est au bilan de l’enquête.

Un an après le quadruple meurtre de Chevaline en Haute-Savoie, l’heure est au bilan de l’enquête. - -

Un an après la tuerie de Chevaline qui avait fait 4 morts, les enquêteurs ont insisté sur l’ampleur des investigations engagées. Ce vendredi, le procureur d’Annecy a évoqué la piste de l’espionnage industriel.

Un an après le quadruple meurtre de Chevaline en Haute-Savoie, l’heure est au bilan de l’enquête. Lors d’une conférence de presse franco-britannique ce vendredi, le procureur d’Annecy Eric Maillaud a souligné que l’enquête ne piétinait pas : « Une enquête longue, une enquête complexe, n'est pas une enquête qui piétine. C'est une enquête difficile », a-t-il assuré.

Le 5 septembre 2012, Saad al-Hilli, Britannique d'origine irakienne de 50 ans, avait été tué de plusieurs balles dans la tête avec sa femme et sa belle-mère au cours de leurs vacances sur les bords du lac d'Annecy. Un cycliste de la région, probable victime collatérale, avait également été abattu. Les deux filles du couple al-Hilli avaient survécu à la tuerie, l'une d'elle étant blessée.

« Espionnage industriel »

Le procureur a évoqué vendredi la piste de « l'espionnage industriel et du transfert de technologies » parmi les raisons ayant pu conduire à la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie), qui a fait quatre morts en septembre 2012. « Saad al-Hilli, avait en sa possession beaucoup plus de données que son seul emploi ne justifiait », a déclaré le procureur. « Son entreprise travaillait pour de nombreux États étrangers (...). Qui dit États étrangers et espionnage industriel peut aussi indiquer l'intervention de services secrets », a-t-il ajouté.

Le procureur d’Annecy a mis cette piste sur le même plan que les deux autres pistes principales : le conflit entre Saad et son frère au sujet de l'héritage paternel et la piste irakienne. Sur cette dernière piste, il a souligné que Khadem al-Hilli, le père de Saad, possédait un patrimoine important dans son pays d'origine, notamment une maison et un terrain dans un quartier huppé de Bagdad.

La rédaction avec AFP