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Somme: une Australienne retrouve la trace de son grand oncle, soldat durant la Première Guerre mondiale

Un exemple de signature de soldat australien laissée à Naours.

Un exemple de signature de soldat australien laissée à Naours. - François Nascimbeni - AFP

Janet Pietsch a parcouru 20.000 kilomètres pour venir observer la signature laissée par son aïeul dans la grotte de Naours, où se réfugiaient soldats canadiens, britanniques et australiens durant la Grande Guerre.

Lorsqu'elle a appris la nouvelle, elle n'a pas hésité à acheter un billet d'avion pour la France, à 20.000 kilomètres de Mildura, où elle vit, en Australie. Janet Pietsch a retrouvé la trace de Fred Jenkins, son grand oncle ayant participé à la Première Guerre mondiale, dans la grotte de Naours, rapporte France Bleu Somme.

Située dans le département de la Somme, cette cité souterraine servait d'abri aux soldats canadiens, britanniques ou encore australiens entre les combats. Et nombre d'entre eux y ont laissé leur signature sur les murs, comme l'a justement fait Fred Jenkins. C'est cette griffe qu'a pu découvrir sa petite nièce Janet lors de sa récente visite de la grotte de Naours.

"Je l'imagine écrire son nom ici! Vous savez, Fred était parmi les chanceux. Après la guerre, il a eu une longue vie, jusqu'à 91 ans! C'est une belle histoire, a-t-elle raconté à France Bleu. J'imagine que pour d'autres personnes, c'est un moment triste car leurs aïeux sont morts à la guerre. Mais pour moi, c'est un moment très joyeux, car il est rentré à la maison et il a fait partie de cette merveilleuse famille, ma famille". 

C'est grâce à Gilles Prilaux que Janet Pietsch a su que son grand oncle était passé par Naours. Archéologue de Somme Patrimoine, c'est lui qui a découvert les signatures de ces soldats il y a quatre ans. Sur les 3000 paraphes que contient la grotte, il assure que 2000 ont été écrits par des combattants australiens.

L'archéologue a pour l'instant identifié 350 signatures de Naours, et continue ses recherches. D'autres Australiens et Australiennes pourront donc bientôt retrouver eux aussi la trace de leurs ancêtres.

Juliette Mitoyen