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Seine-Saint-Denis: la justice confirme la fermeture de la mosquée de Stains

La justice a confirmé ce mardi la fermeture de la mosquée de Stains, en Seine-Saint-Denis. (Photo d'illustration)

La justice a confirmé ce mardi la fermeture de la mosquée de Stains, en Seine-Saint-Denis. (Photo d'illustration) - AFP

La fermeture de la mosquée de Stains, en Seine-Saint-Denis, a été décidée ce mardi par le tribunal administratif de Montreuil.

Le tribunal administratif de Montreuil a rejeté ce mardi le recours des responsables d'une mosquée de Stains, en Seine-Saint-Denis, qui contestaient la fermeture début novembre et jusqu'à la fin de l'état d'urgence. Ce lieu de culte soupçonné de promouvoir l'islamisme radical.

Le tribunal, saisi d'un référé-liberté (procédure d'urgence) pour "préjudice à la liberté de culte", a fait "litière de l'argumentation de l'association", ont réagi ses avocats, qui entendent désormais contester la fermeture devant le Conseil d'Etat.

"Aucun élément ne permet pourtant d'établir l'influence qu'exercerait la mosquée sur le terrorisme et que lui prêtent de façon péremptoire les services de l'Etat", estiment-ils, affirmant que "bien au contraire, l'islam qui y est prôné est un islam républicain".

La mosquée accusée d'avoir laissé la parole à un imam qui tenait des "prêches radicaux"

Dans l'arrêté pris le 2 novembre par la préfecture de Seine-Saint-Denis, il était notamment reproché à la mosquée Al Rawda, qui accueillait près de 600 fidèles lors de la prière du vendredi, d'avoir laissé la parole à un imam qui "tenait ouvertement des prêches radicaux" ou encore de compter parmi ses anciens fidèles "de très nombreux individus jihadistes".

Les autorités reprochent également au président de l'association de n'avoir "jamais désavoué publiquement l'imam" et d'avoir deux fils "combattants jihadistes (...) recherchés pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme".

Plusieurs jihadistes ont fréquenté la mosquée

Lors de l'examen du référé le 2 décembre, la représentante du ministère de l'Intérieur avait souligné que la mosquée de Stains avait accueilli une figure du jihad : Fabien Clain, 37 ans, voix du message sonore de Daesh, revendiquant les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. Mais aussi Adrien Guihal, 33 ans, voix de la revendication par Daesh de la tuerie de Magnanville, le 13 juin, et de l'attentat de Nice, le 14 juillet. 

La prière dans cette mosquée a aussi pu constituer un "rituel de passage" pour plusieurs jihadistes en partance pour la Syrie et l'Irak, selon cette source.

A.Mi avec AFP