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Saint-Valentin: Paris est-elle (encore) la ville des amoureux?

Paris n'est pas forcément la ville des amoureux...

Paris n'est pas forcément la ville des amoureux... - Ludovic Marin - AFP

A l'instar de Venise, Paris véhicule une image de romantisme et attire chaque année des amoureux du monde entier. Pourtant, derrière la carte postale, la capitale est loin d'être un terrain favorable pour les couples.

En cette Saint-Valentin, les amoureux seront nombreux attablés aux restaurants parisiens ou à profiter du charme de la capitale, une rose à la main. Mais loin du cliché de la ville du romantisme, les réalités statistiques sont beaucoup moins flatteuses pour les couples parisiens. 

>Une ville de célibataires

Paris reste une ville où les célibataires sont sur-représentés par rapport au reste de la France. D'après une étude Ifop publiée en janvier dernier, les Parisiens sont 43% à être célibataires contre 33% en province.

L'écart est, par ailleurs, encore plus important pour les femmes qui sont une sur deux à être célibataire à Paris, contre un peu plus d'une sur trois dans le reste de l'Hexagone. Plus actives, plus diplômées, les femmes ressentiraient moins de pression à se mettre en couple. 

>La capitale de l'infidélité 

Autre caractéristiques des Parisiens, leur propension à être plus volages que dans le reste du territoire. Ainsi, deux hommes sur trois et une femme sur deux admettent avoir déjà embrassé une autre personne que la personne avec laquelle ils sont en couple, selon l'Ifop. Les Parisiens sont par ailleurs 46% à avoir eu des relations sexuelles avec quelqu'un d'autre que leur partenaire contre 40% en France. Les hommes sont encore plus nombreux à céder à la tentation (58% à Paris contre 48% à l'échelle du pays).

Des chiffres qui s'expliquent notamment par les opportunités de rencontres dans la capitale et son anonymat.

>Les Parisiens champions du divorce

Il est plus difficile de se mettre en couple à Paris... mais aussi d'y rester. Toujours selon l'étude de l'Ifop, la longévité du couple est aussi mise à l'épreuve dans la capitale. On compte ainsi 25% de couples ensembles depuis plus de 20 ans à Paris, contre 41% à l'échelle nationale. 

En parallèle, le taux de divorces est aussi sensiblement plus élevé. D'après les chiffres de l'Insee pour l'année 2014, Paris affiche un taux de divorce de 2,30 pour 1.000 habitants, contre 1,87 pour l'ensemble du territoire. Mais la capitale se dispute la place du territoire le plus hostile au mariage avec le département des Bouches-du-Rhône, avec un taux de 2,28 divorces pour 1.000 habitants.

Carole Blanchard