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Renault: "Maubeuge ne disparaîtra pas", assure Bruno Le Maire

Bruno Le Maire

Bruno Le Maire - Bertrand Guay / AFP

Le ministre de l'Economie recevra mardi matin les représentants syndicaux du site, les élus locaux et Jean-Dominique Senard, PDG du Groupe Renault.

"Maubeuge ne va pas disparaître, Maubeuge ne disparaîtra pas". Invité ce dimanche sur France 3, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire est revenu sur le cas de Renault, en difficulté à cause de la crise sanitaire.

Le constructeur automobile envisage de transférer la production des utilitaires électriques Kangoo du site à Douai – environ 2.900 employés –, à environ 70 km de Maubeuge, qui hériterait d’une nouvelle plateforme.

"La justification principale" du projet de déplacement est une plus grande surface disponible pour étendre le site de Douai que celui de Maubeuge, a expliqué le ministre de l'Economie sur France 3. 

"Nous allons discuter pour voir s'il y a des options alternatives, et s'il y a des options alternatives qui permettent de concilier le développement, la préservation des sites et en même temps la compétitivité de Renault, nous les choisirons. C'est un processus qui commence et ça n'est pas une décision arrêtée", a insisté Bruno Le Maire.

"Rien ne peut se faire autrement que dans le dialogue, dans la discussion, en regardant quelles sont les meilleures options, et quels sont les coûts et les avantages de telle ou telle solution", a-t-il ajouté.

L'usine à l'arrêt depuis vendredi

"La stratégie que nous validons, que nous soutenons, c’est celle du développement du véhicule électrique en France. Et notamment dans le Nord. Le Nord doit devenir, c’est ça la stratégie, le pôle d’excellence de la fabrication du véhicule électrique pour Renault en France", a assuré le ministre de l'Economie. 

"Je vois les résistances, je vois les inquiétudes des salariés de Maubeuge", a ajouté Bruno Le Maire qui recevra mardi matin à Bercy les représentants syndicaux, les élus locaux et Jean-Dominique Senard. Le président du groupe a assuré dimanche qu'il n'avait "aucune intention" de fermer le site du constructeur automobile de Maubeuge. 

En difficulté à cause de la crise sanitaire, le constructeur français Renault a annoncé un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans, qui prévoit 4.600 suppressions d'emploi sur 48.000 en France, et plus de 10.000 hors de France.

Un plan d'économies et un projet de délocalisation vers le site de Douai qui a suscité une levée de boucliers sur le site de Maubeuge (2.100 employés tous statuts) où les salariés ont cessé la production vendredi matin.

Hugues Garnier avec AFP