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Coronavirus: Lourdes se prépare au pèlerinage pour le 15-Août

Lourdes à l'heure des gestes-barrière.

Lourdes à l'heure des gestes-barrière. - Laurent Dard

Cette semaine, Lourdes, haut lieu du culte marial, célèbre la Vierge. L'événement culminera samedi, jour de l'Assomption. Si l'Eglise a pu maintenir ce rendez-vous, elle a bien sûr dû l'adapter en raison de la pandémie.

Chaque année, au 15 août, catholiques et orthodoxes célèbrent l'Assomption, c'est-à-dire l'élévation, "corps et âme", au ciel de la Vierge Marie. Autant dire que cette date est une grande affaire pour Lourdes, chef-lieu du culte marial depuis une série d'apparitions reconnue par l'Eglise de la mère de Jésus à Bernadette Soubirous en 1858. L'endroit accueille donc à cette occasion de vastes foules de fidèles. Mais l'intrusion du Covid-19 dans la vie du monde a obligé cette année à adapter le plan habituel.

Si les autorités ecclésiastiques locales sont parvenues à maintenir l'événement, elles ont pris soin d'en réduire l'affluence et de multiplier les garanties sanitaires. Ainsi, les pèlerinages organisés, qui attirent à eux seuls 8000 personnes par an selon Le Figaro, ont été ramenés à un simple contingent de 500 personnes. En-dehors de ce groupe, bien entendu, d'autres viendront par leurs propres moyens.

Pas de "piscine"

Il n'empêche, depuis le lancement des célébrations, qui ont commencé mercredi et s'achèveront lundi après avoir culminé ce samedi, la limite des 5000 personnes fixée comme plafond pour tout rassemblement par l'Etat est observée systématiquement, lors des offices dans la basilique Saint-Pie-X comme du côté du sanctuaire. L'accent est bien entendu mis sur les gestes barrières: chaque pèlerin devra porter un masque, se laver les mains et respecter une distance de deux mètres avec ses pareils.

La Dépêche précise d'ailleurs que le service de Prévention et de Sécurité associé au pèlerinage a installé un système vidéo évaluant en temps réel le taux de remplissage du sanctuaire, évitant ainsi une surcharge. A l'entrée, une zone de prélèvements a de surcroît été mise en place délivrant en un temps record, sous trois heures maximum, sa sentence quant à une éventuelle contamination au coronavirus.

La situation sanitaire, bien précaire, a tout de même conduit à fermer certains lieux de dévotion. L'accès aux "piscines", ces bassins dans lesquels miroite l'eau puisée dans la source de la grotte où la Vierge se serait montrée d'après la foi chrétienne et où se baignent des pèlerins en quête d'un miracle, sera interdit. "Mais nous avons mis en place le rituel de l'eau. Au lieu d'être immergé entièrement, le pèlerin pourra se laver le visage avec l'eau de la source", a déclaré le père Vincent Cabanac, directeur du pélerinage national, cité ici par Le Figaro.

Un kit pour les malades

Dans la basilique, les places seront marquées. Mais les messes et temps forts du pèlerinage seront également diffusés sur grands écrans, ainsi que par divers canaux médiatiques (de la chaîne de télévision KTO à internet). L'organisation a d'ailleurs mis en place un e-pélerinage pour les personnes ne pouvant ou ne voulant pas se déplacer. De plus, la procession mariale ne doit pas entraîner les masses à sa suite lors de cette édition. L'assistance sera divisée en plusieurs groupes, qui se verront attribuer une place et devront s'y tenir.

Les responsables ont aussi cherché à inclure les malades et personnes vulnérables qui ne viendront pas sur place cette année. Le site L'Actu.fr signale ainsi qu'un kit a été envoyé à un millier d'entre eux. Il comprend un sac, un livret, un chapelet, un CD, et l'indication d'une action à réaliser chaque jour.

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV