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Réfugiés: Anne Hidalgo annonce la création d'un camp humanitaire au nord de Paris

Un camp humanitaire aux normes internationales, destiné à l'accueil et à l'hébergement des réfugiés, sera prochainement ouvert au nord de Paris, a annoncé ce mardi la maire de la ville, Anne Hidalgo.

La maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé ce mardi la création d'un camp humanitaire au nord de la capitale, avec l'aide des associations, pour accueillir et héberger des réfugiés. "Je souhaite que ce centre soit à la fois un accueil de jour pour évaluer la situation des personnes, et aussi un site qui permette l'hébergement des personnes qui arrivent démunies", a indiqué Anne Hidalgo, face à la presse.

"Nous avons identifié plusieurs sites dans le nord de Paris sur lesquels nous pourrons créer un centre avec l'Etat, même si je prends seule cette initiative, aux conditions de l'ONU", a ajouté la maire de Paris. "Dans les jours qui viennent, nous communiquerons sur le lieu pour démarrer rapidement les travaux", a-t-elle précisé.

Le camp de Grande-Synthe ouvert en mars 2016, dans le Nord, est le premier camp de réfugiés installé par les autorités en France métropolitaine.
Le camp de Grande-Synthe ouvert en mars 2016, dans le Nord, est le premier camp de réfugiés installé par les autorités en France métropolitaine. © AFP

Une ouverture d'ici "un mois à un mois et demi"

Ce camp, qui "s'inspirera de ce qui a été fait à Grande-Synthe", dans le Nord, respectera les "conditions réglementaires" et "celles des camps de réfugiés et de migrants édictées par l'ONU et le HCR" (Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés), a-t-elle assuré. Cela signifie des hébergements modulaires, "qui puissent être installés rapidement" mais avec "tout le confort nécessaire".

L'ouverture ne se fera pas avant un mois à un mois et demi. La maire n'a pas précisé les dimensions requises pour ce terrain, mais il devra être "suffisamment vaste pour accueillir plusieurs centaines de personnes". "Je souhaite que l'État soit partenaire", a martelé Anne Hidalgo, accompagnée pour cette conférence de presse des associations partenaires du projet: Emmaüs, France Terre d'asile et Aurore.

L'idée est que "nous ne voyons plus ces campements indignes" et que "les personnes qui arrivent démunies ne soient pas contraintes d'aller sous des métros ou sur des sites comme celui que nous connaissons à Eole", dans le XVIIIe arrondissement, où près de 800 migrants - Soudanais et Afghans pour la plupart - ont planté leur tente, a-t-elle ajouté.

Avec les pluies diluviennes de ces derniers jours, les conditions sanitaires se sont fortement dégradées sur ce campement, dernier en date d'une longue série de squats installés puis démantelés dans la capitale depuis un an. Et Anne Hidalgo de répéter: "Il faut passer à la vitesse supérieure."

A.S.