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Qui veut être « flic » dans le 9-3 ?

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Expérimentation d’une nouvelle police de proximité, qui ne dit pas son nom, à partir de lundi. Mais qui sont ces policiers volontaires pour exercer en Seine-Saint Denis ?

Déplacement aujourd'hui pour Michel Alliot Marie, ministre de l'intérieur, à Bobigny. C'est là que sont formées les UTeQ (Unités Territoriales de Quartier), cette nouvelle police de proximité expérimentée (même si le mot proximité est désormais banni) qui à partir de lundi va être mise en place. L'expérience débutera dans trois quartiers : à Saint-Denis, La Courneuve-Montfermeil et Clichy-sous-Bois.

Actuellement, une cinquantaine de policiers volontaires suivent leur dernier jour de formation avant d'être plongés lundi matin dans ces quartiers. Parmi eux, le Major Catherine Vaillot. Elle a 47 ans, a vécu à la Courneuve et elle travaille dans ce commissariat depuis 20 ans. En tant que membre de ces unités territoriales de quartier, elle explique son « boulot premier est de lutter contre la délinquance de voie publique. Deuxièmement, c'est développer un line de confiance avec la population, qui attend beaucoup de nous. Il faut savoir que dans les quartiers difficiles, il n'y a pas que des voyous, il y aussi des gens honnêtes et ces gens-là méritent qu'on soit là pour eux. Il s'agit d'interpeler les auteurs d'infractions mais aussi d'aider les victimes car beaucoup de victimes n'osent pas déposer plainte ».

Autre exemple de volontaire, le brigadier David Cajat, âgé de 36 ans. Il est originaire du Pas-de-Calais mais il exerce depuis 12 ans maintenant en Seine-Saint-Denis. Il a choisi d'intégrer cette nouvelle unité territoriale de quartier car il « aime beaucoup le 9-3 » et il ne « pourrait pas aller travailler ailleurs ». Il aime « la relation avec la population » car il n'a « pas de difficultés : ni avec les jeunes, ni les plus âgés, ni une certaine frange de la population. On leur donne le respect, ils nous le rendent, même si ça ne marche pas toujours. En tant que policier, il faut se donner la peine d'essayer. Dans les cités, on en gêne qu'une minorité qui fait des petits trafics, mais la majorité nous attend avec impatience ».

La rédaction - Sébastien Gilles