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Qui était Tojohasina Razafintsalama, le soldat mort au Mali?

Tojohasina Razafintsalama.

Tojohasina Razafintsalama. - Ministère des Armées

Un soldat du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, âgé de 25 ans, a été tué ce jeudi au Mali, "lors de combats contre les groupes armés terroristes", a annoncé l'Elysée.

La présidence de la République a annoncé, ce jeudi, la mort de Tojohasina Razafintsalama, un soldat de 25 ans du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, tué jeudi matin au Mali "lors de combats contre les groupes armés terroristes".

Tojohasina Razafintsalama, né à Mahazoarivo, à Madagascar le 20 octobre 1994, était engagé au sein du premier régiment de hussards parachutistes depuis le mois d'août 2018.

Un "parachutiste motivé", "toujours volontaire"

Le jeune homme, envoyé au Mali le 14 juillet 2020 en tant que cavalier blindé dans le cadre de l’opération Barkhane, a été touché ce jeudi "par l'explosion d'un véhicule suicide ennemi à proximité de son véhicule blindé léger au Nord de la base opérationnelle avancée de Gossi", à 160 km au sud-ouest de Gao.

Après l'attaque, "l'unité au contact a immédiatement engagé le combat. Dans le même temps, deux hélicoptères Tigre, puis un drone Reaper, ont été déployés afin d'appuyer les éléments au sol", a fait savoir l'état-major des armées.

Le ministère des Armées, dans son communiqué, décrit un jeune militaire s'étant "distingué par son excellent état d'esprit" et son "très bon potentiel". D'abord affecté au deuxième escadron en tant que cavalier blindé, Tojohasina Razafintsalama est promu en 1ère classe en février 2019. Il est décoré de la médaille de la défense nationale "bronze" le 1er janvier 2019.

43 soldats français morts au Mali

"Particulièrement compétent", il participe ensuite à une mission de courte durée en Nouvelle-Calédonie entre juillet et décembre 2019. Le ministère le décrit également comme un "hussard parachutiste motivé" et "toujours volontaire" qui a "brillamment" réussi sa formation générale élémentaire lors de son retour à Tarbes, avant de devenir tireur de mitrailleuse au sein de son peloton.

Son décès porte à 43 le nombre de soldats français morts au combat dans les opérations Serval (2013) et Barkhane (depuis 2014), selon l'état-major des Armées.

Le président Emmanuel Macron "s'incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce militaire, mort dans l'accomplissement de sa mission au service de la France", a indiqué l'Elysée. "Il salue l'engagement, le courage et la détermination de nos militaires déployés au Sahel et leur renouvelle son entière confiance pour le succès de leur mission".

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV