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Société

Prison de Vendin-le-Vieil: manifestation de surveillants en colère

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- - Illustration - Thomas Hawk - Flickr

Une soixantaine de surveillants de prison manifestaient devant le centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. Ils réclament une augmentation des effectifs.

Entre soixante et cent surveillants de prison, selon les sources, manifestaient jeudi matin devant le centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), réclamant "une meilleure considération" et une augmentation de leurs effectifs.

Des agents d'autres prisons -Annoeullin, Sequedin, Arras, Fleury-Mérogis, le Havre- sont venus apporter leur soutien aux surveillants de la prison, allumant des feux de palettes et de paille. Les protestatatires n'entravaient pas l'accès à l'établissement.

"On demande de la considération avec tout d'abord un renforcement des effectifs et de meilleures règles: doit-on laisser les portes ouvertes ou non? Notre directeur doit être plus clair là-dessus", a déclaré à l'AFP Grégory Strzempek de l'Ufap-Unsa justice, évaluant à une centaine le nombre de manifestants.

"On nous demande à présent de fermer les portes, mais tout le monde sait qu'il est impossible de toutes les fermer car humainement, ce n'est pas tenable avec des détenus qui ont des peines longues. Enfermé non-stop dans sa cellule, le prisonnier craque et peut déraper alors que s'il peut sortir de sa cellule, il décompresse", a-t-il ajouté.

Pas de blocage du centre pénitentiaire

Les agents en colère seront prochainement reçus par la direction de l'administration pénitentiaire à Paris, selon M. Strzempek.

Contactée par l'AFP, l'administration pénitentiaire, qui fait état de 63 manifestants, a confirmé que le centre n'était pas bloqué, sans autre commentaire.

Le 9 janvier, un détenu avait été tué par un autre prisonnier dans cette prison. Des traces de strangulation avaient été trouvées sur le corps de la victime, née en 1989. Une enquête est actuellement en cours pour déterminer les défaillances éventuelles.

Un suicide de détenu par pendaison s'y est produit à la mi-novembre 2016. Il y a eu deux prises d'otage en juillet 2016 et en septembre 2015.

G.D. avec AFP