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Premier mariage homo: Montpellier dans les starting-blocks

Des Montpelliérains sous les bannières arc-en-ciel, qui annoncent la gay Pride de samedi prochain

Des Montpelliérains sous les bannières arc-en-ciel, qui annoncent la gay Pride de samedi prochain - -

La municipalité s'apprête à unir le premier mariage homosexuel en France. Une cérémonie qui s'annonce très médiatisée.

Si la maire de Montpellier, qui s'apprête à célébrer mercredi le premier mariage homosexuel français, souhaite "une cérémonie simple" et sans "barnum", l'événement s'annonce de taille. Le point sur l'organisation.

> Retransmission en direct sur le site de la ville

La cérémonie de mariage de Vincent Autin et Bruno Boileau débutera à 17h30 en salle des rencontres, à l’hôtel de Ville de Montpellier.

"Pour des raisons de sécurité, il n’est prévu aucune retransmission audio ou vidéo, ni vin d’honneur sur le parvis Georges Frêche", indique un communiqué de la mairie.

En revanche, l'événement sera retransmis et accessible en direct sur le site de la ville. Un teaser était déjà en ligne mardi après-midi.

> 600 personnes attendues

Côté témoins, ce sont environ 200 proches du couple, 300 invités dont des politiques et des associations, ainsi que 130 journalistes accrédités qui sont attendus, soit un total de 600 personnes.

Pourtant, la maire socialiste Hélène Mandroux a dit vouloir "une cérémonie simple". "Je ne veux pas de barnum. Je ne suis pas people. Je suis dans les valeurs. J'ai dit à tout le monde: ce moment doit être un moment respectueux de l'évènement", a-t-elle affirmé.

Dans son discours, elle prônera la tolérance, alors que les opposants sont "les exemples même de l'intolérance", a dit la maire.

> Entre 50 et 100 policiers

Côté sécurité, on attend entre cinquante et cent policiers, a annoncé mardi à BFMTV.com, le directeur de cabinet du préfet de l'Hérault, Frédéric Loiseau. En renfort, un escadron de gendarmerie mobile, soit 80 gendarmes, est prévu, soulignant la possibilité "jusqu'au dernier moment" de faire appel à un ou deux escadrons supplémentaires.

Relevant qu'il "n'y a eu aucune menace précise", Frédéric Loiseau a rappelé la nécessité des mesures de sécurité au regard de "l'expression d'hostilité" qu'a fait naitre l'adoption de cette loi.

"Un événement exceptionnel mais avec des moyens qui ne le sont pas" a assuré le directeur de cabinet du préfet.


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M.G.