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Pont effondré près de Toulouse: le camion et son chargement estimés à "plus de 40 tonnes"

Images du pont de Mirepoix-sur-Tarn

Images du pont de Mirepoix-sur-Tarn - ERIC CABANIS / AFP

Le pont s'est effondré lundi alors qu'un poids-lourd s'y était engagé. Son conducteur a trouvé la mort dans le drame, ainsi qu'une adolescente de quinze ans présente dans un autre véhicule.

Le camion ayant emprunté le pont suspendu qui s'est effondré lundi à Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne) pesait avec son chargement "plus de 45 tonnes, voire plus", soit plus du double du poids maximal autorisé, a indiqué mardi sur BFMTV le maire Eric Oget. C'est en tout cas "ce qui a été identifié par les plongeurs de la gendarmerie hier soir", continue l'élu.

Ce poids-lourd était composé "d'un tracteur, d'un porte-char et d'un très gros engin de forage", a continué le maire, "ce qui fait que l'addition est très lourde en terme de poids". Éric Oget précise toutefois que le poids exact du véhicule sera à préciser lors de l'enquête.

Deux personnes ont trouvé la mort dans l'accident: une adolescente de 15 ans qui se trouvait dans une voiture engagée elle aussi sur le pont, et le conducteur du camion. Les habitants sont sous "l'effarement" et "la tristesse pour les familles endeuillées", précise le maire. Une cellule psychologique a été mise en place dans la commune.

Le chauffeur connaissait les lieux et l'interdiction

"On ne comprend pas que le chauffeur, connaissant les lieux et connaissant l'interdiction et la limitation de ce pont, se soit engagé avec un tel engin", a ajouté l'élu local. Le camion provenait en effet d'une entreprise, implantée à proximité de Mirepoix-sur-Tarn.

Les gendarmes poursuivaient mardi leurs investigations, en exploitant notamment les images prises par les plongeurs lundi, des constatations techniques précieuses pour la suite de l'enquête. La carcasse du camion devrait être remontée à la surface mais cette opération complexe pourrait prendre du temps.

Au niveau local, ce pont "connaissait un fort passage, puisque les habitants de Mirepoix, des villages alentours et des coteaux du Tarn ont l'habitude d'utiliser cet ouvrage", souligne Éric Oget à BFMTV.
Salomé Vincendon avec AFP