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Plus d'un jeune sur quatre a eu des pensées suicidaires depuis le début de la crise, selon une étude

Manifestation d'étudiants à l'appel de l'Unef, le 8 avril 2021 à Paris

Manifestation d'étudiants à l'appel de l'Unef, le 8 avril 2021 à Paris - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

D'après une étude Ipsos réalisée pour la Fédération des associations générales étudiantes, dont les résultats ont été dévoilés par le JDD, 76% des jeunes de 18 à 25 ans déclarent avoir été affectés au niveau psychologique, affectif ou physique.

Certaines mesures prises par le gouvernement pour soutenir les jeunes "vont dans le bon sens (...) mais ne sont pas en adéquation avec leurs besoins réels". Dans les colonnes du Journal du Dimanche, le président de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) analyse les résultats d'une étude réalisée par Ipsos pour le premier syndicat étudiant.

Cette enquête dresse un constat inquiétant de la santé mentale des jeunes de 18 à 25 ans, plus d'un an après le début de l'épidémie de Covid-19 en France. Plus de trois jeunes interrogés sur quatre déclarent ainsi avoir été affectés au niveau psychologique, affectif ou physique par la crise sanitaire. Un chiffre en hausse de trois points par rapport à juin 2020.

27% d'entre eux déclarent même avoir eu des pensées suicidaires depuis le début de la crise (+4 points). Un chiffre qui grimpe à 31% parmi les étudiants et à 42% parmi les jeunes à la recherche d'un premier emploi, révèle le JDD.

Près de 7 jeunes sur 10 ont eu du mal à payer leur loyer

Près de 95% des étudiants interrogés évoquent par ailleurs un décrochage lié à l'épidémie et 60% estiment que la crise sanitaire a eu impact sur leur projet d'orientation.

7 jeunes sur 10 confient enfin avoir rencontré des difficultés financières ces derniers mois, en particulier ceux qui sont à la recherche d'un emploi qui sont 69% à avoir eu du mal à payer leur loyer. Un chiffre en hausse de 15 points par rapport à juin 2020.

Mélanie Rostagnat Journaliste BFMTV