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Pierre Kosciusko-Morizet nie avoir avoir comparé la traque des riches à celle des juifs

Pierre Kosciusko-Morizet, entrepreneur français, co-créateur du site de ventes en ligne PriceMinister.

Pierre Kosciusko-Morizet, entrepreneur français, co-créateur du site de ventes en ligne PriceMinister. - -

"À un moment on a cherché les juifs, maintenant on cherche les riches". La phrase, signée Pierre Kosciusko-Morizet, a rapidement enflammée Internet. L'intéressé dément sur Twitter.

"À un moment on a cherché les juifs, maintenant on cherche les riches". La phrase aurait été prononcée par Pierre Kosciusko-Morizet, frère de l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, lors d'une enquête menée par Le Monde (article réservé aux abonnés) sur... les patrons français.

Rapidement reprise sur Internet, la phrase a notamment enflammé Twitter et les blogeurs, comme Bruno Roger-Petit sur Le Plus, pour qui ce "point Godwin [...] en dit long".

Démenti sur Twitter

Dans un message posté sur son compte twitter, vendredi, à 18h, Pierre Kosciuko Morizet a tenu à démentir la teneur de cette comparaison.

#dementi comparaison rapportee par @lemonde absurde et ne correspondant (evidemment !?!?!) pas a mon propos

"

Reste que Pierre Kosciusko-Morizet, entrepreneur qui a amassé plus de 40 millions d'euros en vendant son entreprise de commerce en ligne Priceminister, semblait très remonté lors de son interview.

"On dit 'Les riches, les riches, les riches'. On voit les couvertures de journaux terrifiantes : 'À quoi servent les riches ?' Tout cela sent mauvais. À un moment j'aimerais bien qu'on me dise merci [de payer plus d'impôts], et pas que je suis un connard", a notamment déclaré le patron aux journalistes du Monde.

Plus loin, le patron du CAC40 en remet une couche et attaque directement le gouvernement de François Hollande, et notamment la taxe à 75 % des revenus au-dessus du million d'euros. "Le gouvernement veut faire nos poches. On veut nous faire croire qu'être de gauche c'est ne pas aimer l'argent, qu'en avoir, c'est mal. A l'étranger, ce discours fait peur", lance-t-il.

Pierre Kosciusko-Morizet en veut à ceux qui partent de France, mais a "de moins en moins d'arguments pour les convaincre de rester"

"La gauche aurait pu dire : 'La période est très dure, tout le monde doit faire un effort, et les riches encore plus.' Elle a préféré jouer sur les antagonismes", explique-t-il.

Pierre Kosciusko-Morizet fait partie de ces "super riches" qui restent en France et payent leurs impôts. Il en veut donc à ceux qui partent, les fameux évadés fiscaux, mais confie qu'il a "de moins en moins d'arguments pour les convaincre de rester".