BFMTV

Pascale Robert: "Il veut nous préserver un peu de tout ça"

La mère de l'ex-otage, Pierre Legrand libéré mardi soir sur le plateau de BFMTV

La mère de l'ex-otage, Pierre Legrand libéré mardi soir sur le plateau de BFMTV - -

La mère de l’ex-otage d’Arlit Pierre Legrand libéré mardi soir a témoigné sur BFMTV ce jeudi sur la conversation qu’elle a eu avec son fils. Pascale Robert s’est montré rassurante sur son état de santé et a donné des détails sur leurs conditions de détention.

"C’est bien lui". Pascale Robert, la mère de Pierre Legrand, le plus jeune des ex-otages d’Arlit de retour en France depuis ce mercredi, a trouvé son fils, inchangé ou presque. "Je pense qu’il y a des choses très difficiles à dire et il veut nous préserver un peu de tout ça" a-t-elle affirmé sur BFMTV.

Des médicaments à leur disposition

Quelques détails ont tout de même filtré, notamment sur les conditions de vie des otages. Le Français de 28 ans aurait exprimé le désir de remanger de "la volaille, du poisson et des légumes", une denrée, sans doute, rare dans le désert du Niger. La mère de l’ex-otage d’Arlit a cru comprendre qu’il n’était jamais tombé malade grâce à des médicaments mis à disposition par les ravisseurs.

Plus surprenant, Pierre Legrand aurait appris à reconnaître des plantes pour éviter d’avoir des maladies gastriques bénignes. Pascale Robert a également évoqué le contact quasiment inexistant avec l’extérieur. Ce qui l’a fait tenir selon elle, c’était la présence de son compagnon de fortune, Marc Féret. Le jour de leur libération, elle a pu constater "des regards presque fusionnels" que les deux hommes s’échangeaient sur le tarmac de Villacoublay.

Polémiques

La mère de Pierre Legrand a profité de son interview sur BFMTV ce jeudi pour faire taire les polémiques. Ainsi, elle a expliqué que son fils et Marc Féret n’ont pas tenté de s’évader car les deux hommes auraient mesuré "l’étendue du désert dans lequel ils se trouvaient".

Pascale Robert a aussi expliqué la symbolique de la barbe arborée par les quatre ex-otages d’Arlit répondant aux déclarations de Marine Le Pen plus tôt dans la journée. "C’était un choix de garder leur barbe car ils savaient qu’il y avait d’autres otages au Sahel et ailleurs. Ils ont fait ça par solidarité pour eux " a-t-elle révélé.

Quant au paiement d'une rançon, Pascal Robert a préféré botter en touche, préférant se faire la porte-parole des familles des ex-otages. "Nos principales préoccupations étaient de les retrouver sain et saufs". Avant de clore son interview sur BFMTV, la mère de Pierre Legrand a tenu à passer un message d’espoir pour les familles d’otages toujours captifs au Sahel et en Syrie. Elle souhaite que "la même chose se produise pour eux " et qu’ils retrouvent leurs proches.

P.G.