BFMTV

Paris: une réplique de guillotine vendue 8000 euros aux enchères

En chêne massif, acier et laiton, haute de 3 mètres, cette guillotine décorait depuis des années un club de jazz parisien (photo d'illustration)

En chêne massif, acier et laiton, haute de 3 mètres, cette guillotine décorait depuis des années un club de jazz parisien (photo d'illustration) - DAMIEN MEYER / AFP

L'acquéreur est un entrepreneur français "amateur d'objets insolites".

Une guillotine datant du milieu du 19e siècle, réplique de l'ancien modèle officiel français, a été adjugée 8008 euros lors d'une vente aux enchères, mercredi à l'hôtel Drouot, à Paris.

Vendue à son estimation haute, l'objet était proposé dans le cadre d'une vente judiciaire, à la suite de la liquidation du Caveau des Oubliettes, célèbre club de jazz parisien repris par une nouvelle équipe et ouvert à nouveau depuis mars dernier.

Ancienne prison créée au 12e siècle pour y enfermer les adeptes de magie noire, ce haut-lieu parisien, devenu un cabaret dès 1920, a abrité un petit musée de la torture.

En chêne massif, acier et laiton, haute de trois mètres, la guillotine, instrument de décapitation surnommé le "monte-à-regret" depuis la Révolution française, décorait depuis des années le pub de l'établissement.

Un avis négatif émis pour cette mise en vente

Démarrées à 4000 euros, les enchères de la réplique de la guillotine se sont envolées en quelques secondes jusqu'à 7000 euros, sans frais, dernier prix enregistré. L'acquéreur est un entrepreneur français, Christophe Février, "amateur d'objets insolites", selon son représentant dans la salle des ventes.

L'homme d'affaires s'est fait connaître avec le site mesampoulesgratuites.fr qui proposait gratuitement des ampoules LED basse consommation grâce au dispositif de transition énergétique de la CEE.

Autorité de régulation, le Conseil des ventes volontaires a émis un avis négatif sur la mise en vente de cette réplique de guillotine, mais n'a pu s'y opposer, s'agissant d'une vente sur décision de justice au profit d'une dette fiscale.

En 2012, une vente volontaire de véritables objets de torture, propriété de la famille d'un ancien exécuteur des peines capitales pendant la Guerre d'Algérie, avait été annulée dans un souci "d'apaisement", après les vives critiques d'associations de défense des droits de l'Homme.

H.M. avec AFP