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P. Martinez (CGT) : « Je suis scandalisé par la décision de PSA »

Manifestation contre la fermeture de PSA Aulnay en mai 2012.

Manifestation contre la fermeture de PSA Aulnay en mai 2012. - -

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT métallurgie, était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC ce jeudi. Le syndicaliste s’est dit « scandalisé » par la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay et a rappelé que la direction avait déjà prévu son plan « depuis l’année dernière ».

Invité sur RMC ce jeudi, Philippe Martinez, secrétaire général de la branche métallurgie à la CGT a commenté l’annonce de la fermeture en 2014 du site PSA d’Aulnay-sous-Bois et la suppression de 8 000 postes en France. Selon lui, cela fait un an que la direction avait prévu cette fermeture. Il s’étonne de l’argument de la surproduction justifiant la fermeture et la suppression de nombreux postes. « On essaie de nous faire croire à une surproduction mais des salariés hors production et de la Recherche et développement sont aussi concernés », a-t-il ainsi déclaré. Il regrette par ailleurs qu’aucune autre alternative n’ait été proposée: « On aurait pu mettre des nouveaux chantiers en route il y a un an ».

« 3 milliards de bénéfices en 5 ans »

Le syndicaliste a du mal à accepter cette fermeture au regard des chiffres : « Depuis 5 ans, PSA a fait plus de 3 milliards de bénéfices dont un tiers versé aux actionnaires. On peut nous faire le coup du "ça va pas", on ne conteste pas les problèmes, mais on nous propose des solutions avant même le diagnostic. Où sont passés aides publiques, les bénéfices de PSA ? »

« Décréter une suspension de ce plan de restructuration »

Pour Philippe Martinez qui note un manque de courage de la direction après cette annonce « à une semaine des vacances », les actions de contestation vont se mettre en place rapidement : « On consulte les salariés. Il va y avoir assemblée ce midi à Aulnay et les salariés vont décider ». Le secrétaire général de la CGT métallurgie a également souhaité une intervention du gouvernement : « Le gouvernement a une responsabilité. On lui propose d'appliquer un droit suspensif. Il faut un diagnostic, tant qu'il n'est pas réalisé, le gouvernement doit suspendre toute décision de PSA. Tant que tout le monde n'est pas écouté, il faut suspendre toutes les décisions de la direction. Le gouvernement ne peut pas cautionner cette décision sans avoir étudier toutes les autres possibilités ».

La Rédaction