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Société

Nucléaire: "Fessenheim fermera avant 2017, Hollande me l'a dit", assure Emmanuelle Cosse

Emmanuelle Cosse (EELV) a rencontré François Hollande lundi.

Emmanuelle Cosse (EELV) a rencontré François Hollande lundi. - Alain Jocard - AFP

La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a assuré vendredi matin avoir reçu des engagements de François Hollande concernant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, "avant 2017". De son côté, Ségolène Royal a déclaré que cette décision n'était qu'une "hypothèse".

Fermera, fermera pas? A chaque jour, une nouvelle information sur l'avenir de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin. Vendredi matin, Emmanuelle Cosse s'est dite certaine que l'établissement fermera bien "avant 2017", un engagement fait par François Hollande. Mardi, la ministre de l'Ecologie émettait quelques réserves concernant la fermeture de la centrale de Fessenheim, mettant en avant les investissements réalisés sur le site. 

Lundi, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a été reçu à l'Elysée par François Hollande où il a été question de ce sujet. "Fessenheim fermera, nous en avons parlé avec le président de la République. (...) Je suis peut-être la seule en France à le croire mais Fessenheim fermera, c'est un engagement du président de la République", a rappelé Emmanuelle Cosse au micro de France Info. Avant d'ajouter qu'elle entendait bien "les pressions d'EDF, des syndicats, les sorties de Ségolène Royal..."

"Une hypothèse"

Un nouveau recadrage donc pour la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, qui nuançait en début de semaine cette fermeture, assurant que d'autres options restaient ouvertes. Fessenheim ne fermera "pas forcément" en 2016, avait-elle déclaré mardi matin sur RTL.

Interrogée après la sortie d'Emmanuelle Cosse, Ségolène Royal s'en remet désormais à l'Autorité de Sûreté nucléaire. "L'ASN nous dira, au moment où il faut fermer, quels sont les réacteurs les plus dangereux ou ceux qui nécessitent le plus lourd investissement public. Est-ce que c'est Fessenheim? Est-ce que c'est d'autres réacteurs?", a questionné la ministre de l'Ecologie. Ajoutant: "ce qui est sûr c'est que deux réacteurs fermeront", avec l'ouverture de Flamanville. Et de conclure: 'je suis très pragmatique. Je veux que les choses se fassent, pas parce qu'on a promis les choses", mais" en tenant compte de "l'évolution de ce qui s'est passé entre la promesse et le moment où on les réalise."

J.C avec AFP