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Nice: des voyageurs excédés bloquent les voies du train pendant deux heures

D'après les commentaires des usagers, trois trains avaient été supprimés tôt vendredi matin, et le quatrième n'avait pu démarrer car il était bondé.

D'après les commentaires des usagers, trois trains avaient été supprimés tôt vendredi matin, et le quatrième n'avait pu démarrer car il était bondé. - CHRISTOPHE SIMON / AFP

Un ras-le-bol dû à trois suppressions de trains, tôt dans la matinée de vendredi. Et un quatrième train qui n'avait démarrer car il était bondé.

C'étaient les annulations de trop. Vendredi matin, des dizaines de voyageurs, excédés par les retards et les suppressions de trains fans leur région, ont bloqué les voies de la gare de Nice-Riquier. Cela a duré deux heures, empêchant toute circulation des trains Nice-Vintimille.

Entre 8 et 10 heures, "des dizaines d'usagers mécontents sont descendus sur les voies pour manifester leur colère", "un mouvement spontané", a expliqué un porte-parole de la SNCF Paca.

Les voyageurs ont occupé les voies 

Sur Twitter, des voyageurs de la ligne Nice-Vintimille relayaient des vidéos montrant l'occupation des voies. Réaction due à la suppression de trois trains tôt dans la matinée, et du blocage d'un quatrième train qui n'avait pu démarrer car il était bondé, selon les explications des usagers.

Après l'intervention des forces de l'ordre "sans violence", les manifestants ont débloqué les voies et une délégation a été reçue par la direction locale.

Un tweet de SNCF TER PACA tente de calmer les tensions en justifiant, aux usagers, les raisons de ces problèmes.

Sur le site de Nice-Matin vendredi, Eric Sauri, président de l'association Les naufragés du Ter Grasse-Vintimille, déplore "que la SNCF ne dispose pas du matériel nécessaire pour répondre à la demande des usagers qui veulent aller travailler".

Un bras de fer engagé entre la SNCF et la région

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur espère ouvrir le plus tôt possible à la concurrence son réseau de TER et a engagé depuis un an et demi un bras de fer avec la SNCF, refusant de signer la convention qui encadre l'exploitation des TER au motif qu'il y avait notamment trop de retards et d'annulations.

Jeudi, le président de la région, Renaud Muselier, a écrit à la ministre des Transports Elisabeth Borne pour dénoncer "un chantage inadmissible de la SNCF", qui s'est opposée selon lui à l'achat de matériels roulants pour 170 millions d'euros financés par la région en raison des contentieux qui les opposent.

Vendredi, Christian Estrosi, le maire de Nice et président délégué de la région Paca a lui aussi dénoncé sur Twitter l'attitude de la SNCF.

N.Ga., avec AFP