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Manifs pour Rémi Fraisse: "des casseurs parmi les policiers", accuse Besancenot

Olivier Besancenot (NPA), a accusé ce lundi sur BFMTV, des policiers "d'infiltrer" les casseurs et ainsi de favoriser les violences dans les manifestations organisées après la mort de Rémi Fraisse.

Olivier Besancenot (NPA), a accusé ce lundi sur BFMTV, des policiers "d'infiltrer" les casseurs et ainsi de favoriser les violences dans les manifestations organisées après la mort de Rémi Fraisse. - BFMTV

Olivier Besancenot, du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), a accusé lundi sur BFMTV des policiers "d'infiltrer" les casseurs et ainsi d'attiser les violences dans les manifestations organisées après la mort de Rémi Fraisse.

"Ceux que je vous montre, là, à l’écran, ce sont des policiers encagoulés". Sur le plateau de BFMTV, lundi soir, le coup d’éclat fait son petit effet. Olivier Besancenot, membre de la direction du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), brandit une série de trois clichés de manifestations à la mémoire de Rémi Fraisse, preuve flagrante, selon lui, de l’infiltration policière parmi les casseurs dans les manifestations.

Ils attisent la violence selon Besancenot

"Ces gens-là sont des casseurs, ils ont des looks de casseurs… Sauf que ce ne sont pas des manifestants, ce ne sont pas des militants d’extrême gauche, ce sont des policiers", ajoute-t-il.

"D'un certain point de vue, ça arrange le gouvernement qu'il y ait des images de violences urbaines, de les entretenir, en les organisant directement ou indirectement, parce que pendant ce temps on parle pas du vrai problème: la mort de Rémi Fraisse", dénonce le leader d'extrême gauche.

Ils procèdent à des interpellation, selon les syndicats

Des critiques totalement infondées pour les syndicats de police. "Forcément, quand il y a ce type de manifestations, il y a des policiers en civil qui ont pour mission de procéder à des interpellations, déclare Nicolas Compte au micro de BFMTV, secrétaire général adjoint unité SGP-FO. Donc, ils ont des looks destinés à passer inaperçus."

"Les vrais infiltrés n'étaient pas identifiables"

Sur certaines photos prises lors de la manifestation à Nantes, qui a dégénéré samedi, on peut apercevoir un homme qui porte un foulard sur le bas du visage, mais qui semble aussi être équipé d’un brassard de policier.

C’est le signe pour Frédéric Ploquin, journaliste spécialisé police-justice à Marianne, que l’on est bien loin des pratiques des années 70, comme tenterait de le faire croire l’ancien candidat à l’Elysée.

"Dans la mémoire collective, le fait que des policiers infiltrent des manifestations, pour éventuellement jouer les casseurs, cela a existé à plusieurs reprises dans l’histoire, explique le journaliste. Les vrais infiltrés dans les années 70 et 80 étaient totalement déguisés. Ils n’étaient absolument pas à priori identifiables en tant que fonctionnaires."

Aujourd’hui, Olivier Besancenot souhaite qu’un débat public soit lancé à ce sujet et réclame la création d’une commission d’enquête sur les casseurs.

Caroline Piquet