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Voiture de police incendiée à Paris: le préfet dénonce "une violence rarement atteinte"

Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, est revenu sur le grave incident survenu mercredi lors d'une contre-manifestation interdite, à savoir l'incendie d'une voiture de police non banalisée. Des faits pour lesquels une enquête pour homicide volontaire a été ouverte.

Michel Cadot, préfet de police de Paris a dénoncé une "violence rarement atteinte" et "extrêmement choquante", lors d'un point presse où il a évoqué l'incendie d'un véhicule de police où se trouvaient deux fonctionnaires, un "gardien de la paix, adjoint de sécurité" et "une jeune femme, gardien de la paix". Les deux fonctionnaires ont réchappé d'une violente prise à partie par "15 à 20 individus casqués et masqués qui n'ont pas été interpellés" pour le moment. Le préfet a exposé sa version de ces événements pour lesquels une enquête pour homicide volontaire a été ouverte.

"Barres de fer et engins incendiaires"

Les faits se sont déroulés vers 12h30 au niveau du quai de Valmy, a rappelé Michel Cadot. Les auteurs sont désignés comme faisant partie du "collectif urgence, la police assassine". Ces quelque "200 personnes" participaient à une contre manifestation que le préfet a rappelé avoir "interdit", afin d'éviter une confrontation avec les policiers qui, chose rare, manifestaient de leur côté à l'appel de leurs syndicats.

Arrivant en contre-sens de la circulation en cette fin de matinée, le "groupe de 100 à 150 personnes a rencontré le véhicule de police sérigraphié, classique" a détaillé le préfet. Un véhicule qui n'avait "rien à voir" avec les manifestations. C'est alors qu'un "nombre significatif" d'individus l'ont attaqué. Selon Michel Cadot, la voiture a été "secouée" avant que les "pare-brises avant et arrière" ne soient brisés avec des "barres de fer". Les attaquants ont enfin jeté des "engins incendiaires". Comme le feu prenait dans l'habitable "le garçon (le fonctionnaire, ndlr) est sorti".

Le préfet a salué son "courage et sa maîtrise" face à des individus déterminés à en en découdre. Les deux fonctionnaires qui ont réussi à s'extirper à la hâte de la voiture ont été légèrement blessés. Le fonctionnaire est en observation tandis que sa collègue est fortement commotionnée. 

Le tournant du 28 avril

Si le préfet a bien laissé entendre que les agresseurs n'ont pas été interpellés, il a rappelé l'agression très violente d'un policier le 28 avril, marquant un tournant dans la montée des violences, avait mené depuis à une "centaine d'interpellations".

A paris, ils étaient au moins un millier de policiers, 7.000 selon les organisateurs, à défiler. Les tensions ont été aussi particulièrement vives dans le secteur de la place de la République où se rassemble depuis des semaines le mouvement Nuit debout.

D. N.