BFMTV

Social: les sages-femmes maintiennent leur grève

Caroline Raquin, présidente de l'Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes (ONSSF), le 20 décembre 2013 à Paris.

Caroline Raquin, présidente de l'Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes (ONSSF), le 20 décembre 2013 à Paris. - -

Les sages-femmes, en grève depuis deux mois, ont voté vendredi la poursuite de leur mouvement.

Déterminées à ne rien lâcher. Les sages-femmes ont annoncé maintenir leur grève après le report à fin mars d'une décision sur leur statut, selon une information BFMTV. La grève pourrait se poursuivre jusqu'à ce qu'une décision soit prise sur leur statut, en mars.

"La grève va se poursuivre", mais "elle doit continuer avec responsabilité pour que la sécurité des patientes et des nouveau-nés soit optimale", a expliqué Adrien Gantois, porte-parole du collectif des sages-femmes, à l'origine de la grève, tout en constatant "une certaine ouverture" de la part du ministère.

Selon lui, une assemblée générale réunie à Paris en début d'après-midi a voté la poursuite du mouvement, et plusieurs villes ont fait le même choix en province, tandis que d'autres assemblées générales ont lieu samedi. "Les sages-femmes sont toujours aussi déterminées pour obtenir un statut médical", a-t-il ajouté.

"Une grande fatigue générale"

Le mouvement entamé il y a plus de deux mois s'était durci mercredi avec un nombre inhabituel d'arrêts de travail dans les maternités. Beaucoup de sages-femmes "ont exprimé leur fatigue, les arrêts-maladie prouvent qu'il y a une grande fatigue générale", a estimé le porte-parole.

"Au mois de janvier, les groupes de travail vont continuer avec de nouveaux interlocuteurs, nous espérons que la demande des sages-femmes mobilisées va être entendue, et que cela se confirmera par des actes concrets", a précisé Adrien Gantois. Il s'est aussi félicité que les syndicats de praticiens hospitaliers participent aux prochaines réunions de concertation.

Vendredi, la ministre de la Santé Marisol Touraine a appelé à poursuivre le dialogue jusqu'à fin mars, pour tenter d'apaiser la grogne.

E.B. avec AFP