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Sages-femmes: Touraine veut poursuivre le dialogue

La ministre de la Santé a assuré vendredi que "le statut des sages-femmes évoluera"

La ministre de la Santé a assuré vendredi que "le statut des sages-femmes évoluera" - -

La ministre de la Santé a affirmé vendredi sa volonté de poursuivre le dialogue jusqu'en mars, avant de décider du statut de cette profession.

La ministre de la Santé Marisol Touraine, qui fait face au conflit grandissant des sages-femmes, a affirmé vendredi sa volonté de poursuivre le dialogue, avant de prendre une décision concernant le statut de cette profession.

"Le statut (des sages-femmes) évoluera mais il n'y a pas de consensus sur la forme que doit prendre" ce statut, "je crois que nous devons encore travailler", a déclaré Marisol Touraine à l'issue d'une table ronde consacrée au rôle de ces professionnelles, dont une partie est en grève depuis plus de deux mois pour une meilleure reconnaissance au sein du système médical.

"La rémunération des sages-femmes sera revalorisée"

"Je souhaite donc que les travaux se poursuivent d'ici la fin du mois de mars prochain en y associant les représentants des organisations syndicales des praticiens hospitaliers", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "il y a deux options sur la table: rester dans la fonction publique hospitalière ou créer un nouveau cadre à l'extérieur de la fonction publique hospitalière".

Le collectif des sages-femmes à l'origine du mouvement souhaite que les sages-femmes exerçant à l'hôpital sortent de la fonction publique pour obtenir un statut sur le modèle des médecins.

"Les conditions du dialogue, de la concertation, sont réunies": "Je veux dire ma confiance dans le processus engagé, ma confiance dans le travail des sages-femmes", a-t-elle dit.

"Le statut des sages-femmes évoluera, il n'y aura pas de statu quo. La rémunération des sages-femmes sera revalorisée, il n'y aura pas de statu quo. Maintenant, donnons-nous le temps, le juste temps", a aussi indiqué Marisol Touraine.

Concernant la grève qui s'est durcie depuis mercredi, avec un nombre inhabituel d'arrêts-maladie dans certaines maternités, la ministre en a appelé à la "responsabilité" des sages-femmes.

M.G. avec AFP