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La manifestation anti-Hollande s'achève dans les heurts

Manifestants de "Jour de colère" à Paris le 26 janvier 2014.

Manifestants de "Jour de colère" à Paris le 26 janvier 2014. - -

Rassemblées à l'appel du collectif "Jour de colère", 17.000 personnes selon la police, 120.000 personnes selon les organisateurs, ont convergé vers la place des Invalides à Paris.

Ils ont défilé sous une pluie battante, aux cris de "Hollande démission". Vers 17 heures dimanche, la police a estimé que 17.000 manifestants avait participé à la manifestation du collectif "Jour de colère" dans les rues de Paris. Les organisateurs revendiquent, pour leur part, 120.000 participants.

Le collectif "Jour de colère", rassemblement hétéroclite formé d'identitaires, d'intégristes catholiques, d'opposants au mariage homosexuel, de partisans de l'humortiste controversé Dieudonné et de familles, a défilé contre "l'action gouvernementale", criant "non au mariage homo", "Europe sécession, la France est une Nation".

Heurts et interpellations dans le 7e arrondissement

Alors que le cortège se trouvait avenue de Villard, dans le 7e arrondissement, des heurts ont émaillé la fin de la manifestation. Des centaines de manifestants, masqués pour une partie d'entre eux, ont lancé des projectiles, des bouteilles, des pétards, des barres de fer, des poubelles et des fumigènes contre les forces de l'ordre. Celles-ci ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes.

La place Vauban, vers laquelle ont convergé les manifestants, a par conséquent été bouclée par les CRS. "La France aux Français!", "Hollande démission!", criaient des jeunes gens. A la fin de la manifestation, des porte-parole ont demandé au Parlement d'entamer une procédure de destitution du président de la République.

Selon un bilan provisoire, communiqué par la police en début de soirée, douze personnes ont été interpellées pour jets de projectiles ou port d'armes prohibées. Pendant l'opération, douze policiers ont été blessés. L'un d'eux a reçu un pavé sur la mâchoire.

Valls condamne des "actes inadmissibles"

Dans une déclaration à l'AFP, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a déclaré qu'il "condamnait avec la plus grande fermeté les violences contre les forces de l'ordre commises par des individus, des groupes hétéroclites, de l'extrême et de l'ultra droite, dont le but n'est que de créer du désordre en n'hésitant pas à s'en prendre avec violence aux représentants des forces de l'ordre".

Il a également salué "le sang froid des policiers et des gendarmes et leur maîtrise devant des comportements totalement irresponsables", et promis que "tout serait mis en oeuvre pour retrouver les auteurs de ces actes inadmissibles".

E. M. et M. T. avec AFP