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Jour de colère: qui est dans la rue ce dimanche?

On apercevra dans le cortège toutes sortes de slogans, de "Familles en danger!" à "Non au racket fiscal".

On apercevra dans le cortège toutes sortes de slogans, de "Familles en danger!" à "Non au racket fiscal". - -

Plus de 50 associations manifestent ce dimanche, regroupées sous le collectif "Jour de colère". Issues du mouvement anti-mariage homo ou des soutiens de Dieudonné, elles se réunissent autour de thèmes comme la famille ou encore la fiscalité. Zoom sur une manifestation hétéroclite.

Dimanche, c'est une manifestation hétéroclite qui battera le pavé, place de la Bastille à Paris. 60 associations se réunissent derrière la mystérieuse bannière "Jour de colère". Qui sont-elles, et que réclament-elles? Tour d'horizon.

> Qui manifeste?

Particularité de cette manifestation: sa diversité. En tout, près de 60 associations y sont associées: on y trouve pêle-mêle le collectif Journée de retrait de l’école, le CRI-Panafricain, le collectif en colère contre l’éolien industriel, ou encore le collectif Liberté et sécurité des frontaliers.

Certaines organisations sont issues du mouvement de la "manif pour tous": le collectif "Camping pour tous", le "collectif pour l’enfant", présidé par Béatrice Bourges, ou encore "Les Gavroches". Mais la "manif pour tous" ne figure pas dans la liste des associations partenaires.

D’autres associations présentes dans la rue le 26 janvier sont nées après des manifestations en France. Ainsi, des mouvements contre l’écotaxe comme "Tous ensemble contre l’écotaxe" ou "la révolte fiscale c’est maintenant". Le collectif des Bonnets rouges a néanmoins annoncé ces derniers jours qu'il n'y participerait pas.

Dieudonné M’Bala M’Bala a également appelé à manifester avec Jour de colère, mais il ne se joindra pas au cortège. "Ceux qui veulent appeler à manifester font ce qu’ils veulent, on est en démocratie", admet Béatrice Bourges, jointe par BFMTV.com. "Mais il ne figure pas parmi les associations partenaires, et ce n’est pas souhaitable qu’il le soit. Autant ne pas jeter d’huile sur le feu".

> Quelles sont leurs revendications?

A l’image de la diversité des participants, les revendications sont, elles aussi, multiples. Le communiqué publié sur le site de "Jour de colère" explique que la manifestation visera "le matraquage fiscal, la misère paysanne, le chômage, l’insécurité, la faillite de l’éducation nationale, la destruction de la famille, le mépris de l’identité française, les atteintes à la liberté et le déni de démocratie."

On apercevra dans le cortège toutes sortes de slogans, de "Familles en danger!" à "Non au racket fiscal". "Huit banderoles sont prévues, et les participants se réuniront par thème", précise Béatrice Bourges. "Mais le thème fédérateur, c’est la fiscalité", ajoute-t-elle.

A travers ces huit banderoles, c’est une seule personne qui est visée: François Hollande. Parmi les associations manifestantes, certaines portent d’ailleurs son nom, comme "Hollande dégage". "Le but, c’est de lui dire qu’il est temps de prendre son rôle au sérieux. A cause de lui, nous sommes la risée du monde entier", affirme Béatrice Bourges.

> Et après?

"Guidés par leur amour de la France", comme l’indique leur site, les fondateurs du collectif se revendiquent de la société civile – ils sont ainsi journaliste, étudiant, avocat, enseignant. Seuls leurs prénoms et leurs professions sont visibles sur le site.

Quant aux origines de ce collectif, les avis divergent. "C'est Béatrice Bourges, du Printemps Français, qui chapeaute le truc", révèle un participant à L’Express. Une information démentie par Béatrice Bourges. "Tous les mouvements sont différents, il n’y a pas une personne derrière cela en particulier", explique-t-elle.

La fondatrice du "Printemps français" insiste d’ailleurs sur l’aspect non-partisan de la manifestation: "oui, c’est une manifestation politique, contre François Hollande, mais détachée des partis." Pas de parti politique derrière cette manifestation, donc. Encore moins après: "au lendemain, il n'y aura pas de plateforme politique autour d'un thème particulier", assure Béatrice Bourges. "C'est juste le peuple qui gronde, et j'espère que François Hollande va le voir".

Ariane Kujawski