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La justice valide l'arrêté anti-burkini de la mairie de Cannes

La plage de Cannes en mai 2014.

La plage de Cannes en mai 2014. - Loic Venance - AFP

Le tribunal administratif de Nice a rejeté samedi la demande de suspension de l'arrêté municipal pris par le maire de Cannes, interdisant le burkini sur les plages de la ville.

Confirmant une information de Nice-Matin, les services de la municipalité de Cannes ont annoncé samedi que le tribunal administratif de Nice avait validé l'arrêté pris par le maire LR pour interdire le burkini sur les plages cannoises. La justice administrative avait été saisie vendredi après-midi par trois personnes et par le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). Ils avaient réclamé la suspension, en référé-liberté, de l'arrêté pris le 28 juillet.

Dans son ordonnance, le juge des référés a précisé que "les dispositions de l'article 1er de la Constitution" étaient respectées par cet arrêté. Ces dispositions indiquent que la France est une République laïque et "interdisent à quiconque de se prévaloir de ses croyances religieuses pour s'affranchir des règles communes régissant les relations entre collectivités publiques et particuliers", peut-on lire dans l'ordonnance. 

Le CCIF va faire appel devant le Conseil d'Etat

Le juge indique également que "dans le contexte d'état d'urgence et des récents attentats islamistes survenus notamment à Nice il y a un mois (...) le port d'une tenue vestimentaire distinctive, autre que celle d'une tenue habituelle de bain, peut en effet être interprétée comme n'étant pas, dans ce contexte, qu'un simple signe de religiosité".

Le CCIF a annoncé, par la voix de son avocat, son intention de faire appel de cette ordonnance devant le Conseil d'Etat. "Cette décision ouvre la porte à l'interdiction de tout signe religieux dans l'espace public", a indiqué Maître Sefen Guez Guez. 

C.V. avec AFP