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Le président de l’Assemblée revient sur les sujets récents. Hausse de tarifs demandée par GDF et visite du président de la République en Algérie.

J-J B : Gaz de France demande une augmentation de tarif pour les particuliers de 6% au 1er janvier, de 10% pour les entreprises. Le Gouvernement n’a pas encore décidé : faut-il lui accorder cette hausse de tarif ?
B A : Ça tombe mal mais d’un autre côté nous avons vu que le prix de l’essence depuis quelques mois a augmenté de 40%. Les énergies ont toutes augmentées. Ce que je pense c’est que le Gouvernement va négocier avec GDF la hausse la plus modeste possible, pour les particuliers, de telle façon qu’elle soit compatible avec la compensation par des économies. Il est probable qu’il y ait hausse, parce que l’explosion du prix du gaz conduit GDF à ne pas rentrer dans une situation où il ne serait plus à l’équilibre.

J-J B : Ça fait dix huit mois qu’il n’y a pas eu de hausse du gaz … 6% c’est le chiffre à retenir ?
B A : 6% c’est beaucoup. Il y aura sûrement des discussions avec le gouvernement. Surtout actuellement, au moment où on essaie de tout faire pour le pouvoir d’achat.

J-J B : Le principe d’une hausse est-il acquis ?
B A : Ce n’est pas un principe, c’est un constat. L’énergie a augmenté de près de 50% en quelques mois. C’est difficile d’imaginer que ce soit impossible qu’il y ait une hausse, je l’espère la plus modeste possible. Mais elle n’a rien à voir avec la hausse de 50% du coût réel de l’énergie. S’il y avait un transfert du coût réel de l’énergie sur le prix à la consommation ce serait des hausses fantastiques. Là le gouvernement va faire en sorte qu’elle soit la plus modeste possible, à l’échelle de ce que l’on peut économiser.

J-J B : Regardons un peu le voyage de Nicolas Sarkozy en Algérie, où il a condamné le système colonial. L’Algérie répond que c’est très bien, que ça va dans le bon sens, mais ce n’est pas assez. C’est ce que dit, en tout cas, le gouvernement Algérien ?
B A : Je crois qu’il faut toujours avoir de l’équilibre. Il y a eu en Algérie des pages extrêmement douloureuses, qui se sont écrites il y a environ 50 ans, il y a eu de vraies douleurs dans la population issue depuis toujours de cette terre, dans la population d’origine française qui était venue s’installer, cette page est très difficile à tourner. Il y a un certain nombre de déclarations courageuses, en particulier du président de la République française. Cette page ne peut pas se tourner en quelques instants. Ce sont des petits pas, mais ce qui est important c’est de savoir que nous allons vers une cicatrisation indispensable entre deux grands pays.

J-J B : La France ; nation coloniale à une certaine époque, a-t-elle une part de responsabilité, de culpabilité à reconnaître ?
B A : Je crois qu’il ne faut pas se livrer à un travail permanent de repentance. Les yeux que l’on a aujourd’hui en 2007 ne sont pas capables de juger ce qui se passait il y a un siècle. Il y a eu évidemment, dans la colonisation, des attitudes, des comportements qui étaient certainement tout à fait condamnables. Mais il y a eu aussi des actes de générosité. Et une volonté de bien faire, d’aider, de développer. Je veux saluer la démarche du président de la République algérienne, et celle du président de la République française, pour avancer sur ce chemin de cicatrisation.